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Madame et sa bonne

éditeur : Sabine Fournier
catégorie : Littérature érotique > Romans
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

CHAPITRE PREMIER

MADAME S'AMUSE TOUTE SEULE

Les pneus de la Golf crissèrent sur le gravier. À la fenêtre, Marie-Ange De Witt, le coeur un peu serré, esquissa de la main un dernier geste d'adieu ; mais son mari, trop pressé, ne la vit pas. Au bout de l'allée, le portail se referma automatiquement. Voilà, il était parti, elle allait, une fois de plus, se retrouver seule pour de longues semaines. Avec un sourire las, elle rajusta son peignoir. La maison lui parut subitement vide.

Les déplacements de Jean étaient de plus en plus fréquents depuis qu'il avait obtenu ce poste de directeur commercial. A cause de ce travail, il devait effectuer de longs voyages d'affaires à l'étranger. Cette fois, son absence serait encore plus prolongée que pour ses précédents périples car il s'agissait de monter une succursale en Afrique et Jean avait prévu qu'il ne pourrait pas rentrer avant septembre. Or l'été commençait à peine... Pour la première fois depuis qu'ils étaient mariés, elle allait donc le passer toute seule dans cette immense et superbe villa qu'ils avaient fait construire quelques années auparavant dans les Parcs de Saint-Tropez.

Elle gagna la salle de bains et retira son peignoir. Le miroir lui renvoya son image. Elle éprouvait chaque fois la même moiteur quand elle se regardait toute nue, rien n'avait pu la guérir de cette émotion. Il faut dire qu'à trente-neuf ans, Marie-Ange avait gardé une silhouette presque parfaite, même si, selon certains canons, on aurait pu trouver ses formes un peu trop voluptueuses. Elle se rapprocha du miroir et souligna de l'index les deux fines ridules en pattes-d'oie qui marquaient les coins de ses paupières. Elle eut une moue coquette et alla se faire couler un bain.

Comme après chaque départ de son mari, elle se sentait un vide dans la poitrine et les nerfs à fleur de peau. Ce matin, avant qu'il s'en aille, ils avaient fait l'amour, debout, dans le couloir, près des valises. Jean était habillé, il avait simplement ouvert son pantalon et elle, elle avait dénoué la ceinture de son peignoir. Il l'avait prise en vitesse, adossée au mur, et elle n'avait rien ressenti. Elle savait que l'esprit de son mari était occupé ailleurs, il était déjà devant le tableau d'affichage de l'aéroport, le numéro de son vol clignotait, la voix diaphane de l'hôtesse invitait les retardataires à se rendre au plus tôt dans la salle d'embarquement. Non, elle n'avait vraiment éprouvé aucun plaisir à ce coït d'homme pressé, de mâle énervé, uniquement soucieux de se vider les couilles. Quand il avait lâché son sperme, elle avait été plutôt soulagée que ce soit fini.

Mais à présent, l'excitation procurée par cette étreinte bâclée renaissait dans sa chair ; son sexe la démangeait et son inassouvissement la rendait irritable. Elle se dit que le bain l'apaiserait peut-être, mais il n'en fut rien. Elle s'essuya, enroula ses cheveux dans une
serviette et gagna la chambre. Le soleil entrait à flots par la grande baie vitrée ; sa caresse chaude la parcourut. La villa était entourée d'un immense parc, sans vis-à-vis, cela lui permettait de se promener nue à son gré.

Elle se coucha et repoussa les draps des pieds pour offrir son corps aux rayons. Presque aussitôt, sans même qu’elle l'eût décidée, ses mains effleurèrent la chair élastique de ses lourds seins en poires. Une moite tiédeur naquit entre ses cuisses, supplantant l'irritation locale que lui avait procurée la fruste étreinte maritale. Une pensée furtive la traversa alors. Maintenant que Jean n'était plus là, elle allait pouvoir se masturber aussi souvent et aussi longtemps qu'elle le souhaiterait ; elle n'aurait plus à guetter, le coeur battant, l'approche de son pas.

Elle avait tout son temps, aussi ne se pressait-elle pas. La peau de ses seins était douce et chaude. Elle résista à l'envie d'en caresser trop vite les pointes, il valait mieux doser son plaisir. Ses ongles taquinèrent les larges aréoles brunes devenues grumeleuses. Au centre des taches sombres se tendaient les tétines. Elles étaient anormalement allongées, un peu comme des extrémités de pis de chèvre, mais très fines, et cette particularité anatomique lui donnait parfois des complexes sur la plage, quand l'eau froide les faisait durcir.

Mais en revanche, elles étaient terriblement sensibles, aussi ne résista-t-elle pas longtemps au plaisir de les faire rouler entre ses doigts, en les comprimant graduellement jusqu'à se faire un peu mal. Cela déclencha une secousse voluptueuse dans sa chair et elle se mordit les lèvres pour ne pas gémir, oubliant qu'elle était seule et qu'elle pouvait se laisser aller. Mais cela faisait partie

[...]

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Informations

Titre Madame et sa bonne
Auteur
Editeur Sabine Fournier
Langue FR
Date de publication 01/01/2007

Droits numériques

Ean EPUB 9782362371196
Type de protection Digital watermarking
Ean PDF 9782362371035
Type de protection Digital watermarking
Ean papier 9782909850733
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