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Les plantes dans la Bible - Guide de la flore en Terre Sainte

éditeur : Editions DésIris
catégorie : Religion et spiritualité
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

Extrait

INTRODUCTION

« Il y a plus à faire à interpréter les interprétations qu’à interpréter les choses et plus de livres sur les livres que sur tout autre sujet : nous ne faisons que nous entregloser. »

MONTAIGNE, Essais (III, 13)

Cette citation de Montaigne – reproche ou constatation ? – semble s’appliquer tout particulièrement à notre travail. La Bible (en grec, biblion signifie « livre ») fut le premier livre imprimé et aucun texte n’a bénéficié d’autant d’éditions, de traductions et de tirages. Et que dire des études et des analyses : combien de livres sur le Livre !

Alors – direz-vous peut-être – à quoi bon ajouter encore un livre à tant de livres ? Est-ce une compilation ? Certes, il est difficile d’éviter la compilation en abordant un tel sujet car il faut bien prendre en compte le bilan des recherches antérieures, mais nos ambitions dépassent cette simple démarche.

Nos objectifs

Nous avons entrepris de faire le point de la question en langue française dans un domaine où les travaux récents les mieux qualifiés sont rédigés en anglais ou en hébreu moderne.

Pour traiter un tel sujet, on a généralement le choix entre deux solutions :

– ou bien rédiger un ouvrage d’érudition, avec le risque de n’intéresser qu’un public limité ;

– ou bien viser un large public en présentant un livre agréable mais décevant pour les érudits.

Notre objectif est de combiner les deux solutions : les chapitres ne sont pas de simples monographies, c’est une succession de récits, voire d’anecdotes, mais, de temps à autre, le lecteur bénéficie d’une mise au point sur les déterminations controversées, cet ouvrage étant aussi le résultat d’un travail de recherche. Le titre de notre livre est d’ailleurs significatif de notre choix : Les plantes dans la Bible et non pas de la Bible car le récit prime la nomenclature.

Notre livre n’est pas une œuvre engagée : certes, le sujet est un ouvrage sacré mais notre propos est plus scientifique que religieux, ce qui peut déplaire à certains car des exégètes estiment qu’il est vain d’analyser les noms des plantes de la Bible alors que ces noms ont essentiellement une signification symbolique. Au-delà des symboles, il faut tout de même considérer que les prophètes, par exemple, avaient un sens très pratique de leur environnement, des lois de la nature et des réalités agricoles : lorsque Amos évoque son travail de « perceur de figues de sycomores », il s’agit d’un fait précis et non d’un symbole.

À une époque où la religion est souvent avilie par des écrivains ou des cinéastes avides de profit, notre analyse des textes se fait dans le respect des trois grandes religions monothéistes et nous souhaitons qu’elle puisse être lue par des chrétiens, par des juifs ou par des musulmans sans que leurs convictions en soient heurtées. Nous avons aussi le respect de toux ceux qui ont abordé ce sujet, même lorsque nous ne sommes pas d’accord avec certaines de leurs analyses.

Nous souhaitons que ce livre soit utile aux voyageurs et à leurs guides. Notre expérience d’accompagnateurs de groupes nous a révélé une évolution des mentalités. Jadis, les voyageurs étaient des pèlerins qui allaient en Terre Sainte pour se recueillir sur des lieux sacrés. Aujourd’hui, les avions conduisent en Israël des touristes-pèlerins : les chrétiens visitent Nazareth, Bethléem et le Saint Sépulcre, les musulmans vont sur les mosquées de l’esplanade du Temple, les Juifs prient devant le Mur occidental et visitent Safed ou Sdé Boker, mais tous souhaitent aussi connaître un État moderne, Israël, visiter des kibboutz et des musées, voir des paysages (des neiges de l’Hermon aux steppes de Neguev) et parcourir des réserves naturelles.

Les jardins et le sacré

Le pèlerin souhaiterait retrouver l’image des paysages du passé, à tel point que certains en viennent à regretter le nombre et la dimension des monuments édifiés sur les lieux saints. Cependant, il faut bien se faire une raison car, dans tous les lieux de pèlerinage, on doit accueillir les nombreux visiteurs et célébrer des offices. Nous regrettons toutefois que, dans les jardins, on n’ait pas respecté l’authenticité botanique : on s’est contenté d’enlever quelques oliviers moribonds pour les remplacer par de vieux oliviers vénérables mais vigoureux.

Pour faire joli, on a orné les jardins de belles fleurs… exotiques ; à Gethsemani, vous pouvez admirer des bougainvillées et des capucines. Le pèlerin peut-il croire que Jésus circulait au milieu de ces plantes d’origine sud-américaine ?

Ces introductions de plantes non bibliques proviennent parfois d’une pieuse intention. C’est ainsi que dans un article de 1933, Schewerin rapporte cette anecdote : lorsqu’il visita le jardin de Gethsemani (c’était avant la Première Guerre mondiale), on lui présenta un pied de févier (Gleditschia tria canthos) comme appartenant à l’espèce ayant fourni la couronne d’épines. Le févier a certes des épines fort acérées mais c’est une espèce d’Amérique du Nord. En l’occurrence, deux plants avaient été apportés dans des pots depuis l’Amérique par deux femmes pieuses venues en pèlerinage et persuadées qu’il s’agissait bien de l’arbre de la couronne d’épines. Une telle piété méritait d’être prise en considération… en dépit de l’erreur botanique !

Il est un lieu, en Israël, où les plantes de la Bible sont en honneur : c’est le Jardin des paysages de la Bible de Neot Kedumin, à Kiryat Ono (près de Modi’in). Dans les diverses parties de ce vaste jardin, on s’est efforcé de recréer des paysages végétaux évoquant des épisodes de la Bible : les chênes et les tamaris a Abraham, les fourrés du Jourdain, l’oasis de Jéricho avec ses palmiers, le pays du lait et du miel, le vignoble d’Esaïe et celui du Carmel, la vallée d’Eshkol, les quatre espèces de Soukkot, les sept grands produits, la colline de la Menorah, le bassin de Salomon, le vallon du Cantique des Cantiques, etc. (Photos p. 9.)

Ce jardin est à la fois biblique et talmudique : son but est de montrer l’enracinement du judaïsme dans la flore d’Israël mais il laisse de côté les Évangiles. Est-ce pour cette raison que les pèlerins chrétiens ne le visitent guère ? Cela est vraiment dommage et nous conseillons aux organisateurs de voyages et à leurs guides de le prévoir dans leurs programmes : ils ne seront pas déçus. Sur place, on peut disposer d’un guide pour la visite et se procurer des documents.

Ce jardin de Neot Kedumin est aussi un centre d’études à la fois biblique et botanique. Son directeur est Nogah Hareuveni dont nous signalons les ouvrages dans la bibliographie.

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Informations

Titre Les plantes dans la Bible - Guide de la flore en Terre Sainte
Auteurs ,
Editeur Editions DésIris
Langue FR
Date de publication 01/01/1999

Droits numériques

Ean EPUB 9782364030404
Type de protection Adobe DRM
Ean papier 2907653636
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