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L’Île de la Réunion Son histoire, son développement et la question coloniale

éditeur : Editions le Mono
catégorie : Sciences humaines et sociales > Histoire
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Résumé

Extrait

Au point de vue historique, il est impossible de séparer la Réunion de Madagascar et l’on pourrait ajouter l’île Maurice. Autrefois, ces trois îles s’appelaient respectivement l’île Bourbon, l’île Dauphine, l’île de France. Aux voiliers qui avaient doublé le cap de Bonne Espérance, après avoir quitté la métropole depuis des mois, elles offraient toutes trois des bases de ravitaillement. Leur nom seul était une sorte de réconfort moral : l’escale tant désirée par le marchand ou le soldat qui avait pris la route des Indes, lui apparaissait dans son attente avec l’émouvant aspect de la mère patrie.

L’île de la Réunion connut des débuts bien modestes. En 1638, un des premiers pionniers de Madagascar, Alonse Goubert, débarque du Saint-Alexis et grave sur un tronc d’arbre les armes de France. L’île est vide d’habitants et ce n’était pas avec les 97 hommes d’équipage de sa « flûte » que Goubert pouvait fonder une colonie.

Un peu plus tard, Pronis y déporte quelques rebelles de Fort Dauphin.

En 1662, Louis Payen, de Vitry-le-François, y aborde avec sept noirs et trois négresses venus de Madagascar (ancêtres des Noirs Marrons de la montagne). Enfin en 1671, le cavalier dont Louis XIV avait voulu faire un colonial, Jacob de la Haye, après avoir contracté les fièvres à Madagascar, vint se rétablir à la Réunion. Le 5 mai, il s’y faisait proclamer « vice-roi, amiral et lieutenant général en tous les pays des Indes ». Un panneau encore conservé à Saint-Denis perpétue le souvenir de cet événement.

De la Haye, aussi reconnaissant envers le climat qui l’avait rétabli que chargé de rancune contre la grande île où sa santé avait été mise en péril et où sa politique brutale lui avait aliéné à la fois indigènes et colons, proposa aux habitants de Fort Dauphin de les transporter à Bourbon. Ce lieu, disait-il, serait « une pépinière où les hommes se conserveraient pour de là fournir les lieux qui en auraient besoin ». On sait comment les vieux compagnons de Montdevergue repoussèrent cette proposition et comment de La Haye les abandonna pour se rendre à Bourbon. Avant de mettre la voile pour les Indes, où nous le retrouverons, il installa dans cette île le premier gouverneur que la France y ait nommé.

La Compagnie des Indes commença quelques établissements sur cette terre, mais elle préférait l’île de France (l’actuelle île Maurice) où les mouillages étaient meilleurs. Lorsqu’en juin 1735, Mahé de la Bourdonnais arriva dans le gouvernement que le Roi lui avait confié l’année précédente, il jugea sévèrement l’œuvre accomplie par ses prédécesseurs : peu ou point de travaux publics ; les ingénieurs avaient construit des maisons pour eux-mêmes, mais n’avaient élevé ni fortifications ni magasins, ni hôpitaux, n’avaient doté les points forts d’aucun outillage, ni d’aucune commodité, n’avaient tracé aucune route. Non sans résistances sournoises ou avérées, ce gouverneur, jeune, actif (à peine 36 ans à cette date), qui savait établir avec la même habileté les plans d’un navire, d’un wharf ou d’un édifice public, et en contrôler l’exécution dans les moindres détails, déclara la guerre à l’inertie et à la paresse. Il n’épargna aucun effort pour transformer les deux îles en une base de départ admirablement organisée.

La Réunion n’a plus cessé de faire partie intégrante du domaine national français. Elle a donné à la France une pléiade d’écrivains, comme Leconte de Lisle ; des savants comme le Professeur Guyon ; des artistes comme Mme Pierson, un pionnier du ciel comme Roland Garros.

Au point de vue économique, l’histoire de la Réunion se divise en trois périodes : 1) au 18è siècle, la principale production est le café ; 2) depuis 1815 jusqu’à la diffusion du sucre de betterave, à la fin du 19è siècle, le sucre de canne est la grande richesse de l’île ; 3) dans les premières années du 20è siècle et surtout depuis la guerre, les efforts des planteurs locaux pour réussir des cultures nouvelles (vanille, essences à parfums) obtiennent un brillant succès grâce au progrès de ces cultures, et à la production considérable de sucre.

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Titre L’Île de la Réunion - Son histoire, son développement et la question coloniale
Auteur
Editeur Editions le Mono
Langue FR
Date de publication 09/09/2016

Droits numériques

Ean EPUB 9782366592573
Type de protection Adobe DRM
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