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L'Industrialisation africaine est possible

éditeur : NENA
catégorie : Économie > Economie industrielle
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

Extrait

L’industrialisation s’est toujours posée, au niveau des PVD, comme une priorité pour la valorisation des ressources naturelles d’origine agricole et minière et dans la recherche des nombreuses externalités positives qu’elle entraine sur l’ensemble des secteurs de l’activité économique et sociale : création de valeur ajoutée, effets d’impulsion sur d’autres secteurs d’activités (économiques, agricoles et tertiaires), nombreux autres effets induits, création d’emplois, augmentation des revenus des individus et des finances publiques, incidences sur l’organisation sociale et le bien-être des populations. En somme, le système industriel contribue d’une part à une meilleure exploitation des ressources naturelles et d’autre part à accroître le savoir-faire et les innovations technologiques.

C’est pourquoi, après les indépendances, la politique d’industrialisation a été érigée comme une composante majeure de la stratégie du développement économique et social. L’orientation générale était de mettre en place des capacités physiques de production susceptible non seulement de garantir l’autonomie économique nationale, mais aussi de valoriser les matières premières afin d’en tirer le maximum de plus value. L’objectif primordial était de créer une capacité d’offre de substitution aux importations et de valorisation à l’exportation, après transformation industrielle des productions agricoles et minières.

Conformément aux théories économiques dominantes dans les années 50, l’industrie avait pour fonction d’assurer la transformation de la production agricole et minière, et de fournir aux agriculteurs les intrants et le matériel dont ils avaient besoin pour accroître l’offre de production et élever la productivité par hectare cultivé et par actif rural. En retour, le surplus dégagé par le secteur primaire devait servir à financer l’industrie naissante, laquelle devait être en mesure d’employer une main-d’œuvre excédentaire libérée par l’accroissement de la productivité dans le monde rural. Au total, l’industrie est une activité essentielle dans le processus de croissance économique car fortement créatrice de valeur ajoutée. En effet, elle permet la réalisation d’importants gains de productivité par sa capacité à développer une organisation du travail rationnelle et efficace. Elle influence les structures productives de tous les secteurs et impose ses rythmes de production et ses exigences de rentabilité. Elle développe le progrès technique et les innovations qui vont se répandre dans toutes les activités et pores de la société.

Pourtant, malgré ces effets positifs attendus, deux conceptions défavorables étaient véhiculées concernant les politiques industrielles. La première est celle des gardiens de l’orthodoxie ultralibérale farouches défenseurs du libre-échange. Ces derniers postulent qu’à l'heure de la mondialisation, les politiques industrielles ne seraient plus nécessaires, car, elles sont réglées rationnellement par l’irascible théorie des avantages comparatifs5. Ainsi, la Banque mondiale avait, sur une longue période, adopté cette position en portant un intérêt secondaire à l’industrialisation particulièrement pour les PVD. L’argumentaire était d’une simplicité affolante, car pourquoi s’industrialiser quand le marché mondial vous fournit la gamme de biens industriels à moindres coûts. La seconde conception qui vient en appui à la première, sur certains aspects affirme, qu’aujourd’hui, les politiques industrielles ont radicalement changé de nature. En effet, elles intéressent des territoires ayant des attractivités qui les rendent compétitifs comme les infrastructures de base, la qualité de l'environnement institutionnel et des affaires, la sécurité des biens et des personnes, la disponibilité de pôles de recherche et d’innovation et des systèmes pertinents de formation des ressources humaines. Ces nouveaux territoires que l’on appelle encore les clusters (aux États-Unis avec la Silicon Valley) ont tendance à se généraliser au reste du monde industrialisé sous des formes variées comme en Italie et en France avec la mise en œuvre depuis 2004 des pôles de compétitivité qui tentent de combiner, sur un espace géographique donné, des entreprises, des centres de formation et des unités de recherche publiques et privés engagés dans une synergie autour de projets industriels communs au caractère innovant.

Pour ces conceptions, la question industrielle est définitivement limitée et bornée : la carte et l’horizon industriel sont hermétiquement clos. On ne le dit pas explicitement, mais il est sous-entendu qu’il n’existe pas d’avenir industriel pour les PVD, l’Afrique en tête.

En ce début du troisième millénaire, jamais on aura, sans doute, autant débattu sur l’industrie tant au niveau théorique que pratique et cela du fait des multiples mutations dans la Division Internationale du travail qui a traversé quatre révolutions déterminantes désignant de grands cycles d’innovations structurantes qui ont profondément transformé non seulement la production industrielle, mais aussi son organisation et sa dynamique économique et sociale :la machine à vapeur, l’électricité, le moteur à explosion et la révolution des technologies de l’information et de la communication. Ces cycles sont, selon le concept de J.SCHUMPETER, des processus de « destruction créatrice » qui s’accompagnent à chaque fois d’une transformation des modes de production et de l’organisation du travail.

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Informations

Titre L'Industrialisation africaine est possible
Auteur
Editeur NENA
Langue FR
Date de publication 01/01/2014

Droits numériques

Ean EPUB 9782370150790
Type de protection Digital watermarking
Ean PDF 9782370153326
Type de protection Digital watermarking
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