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Impératifs africains dans le nouvel ordre du commerce mondial

éditeur : Coédition NENA/Éditions Clé
catégorie : Économie > Economie internationale
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délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

Extrait

Après avoir connu près d'une décennie de crise économique entre 1986 et 1995, les performances macroéconomiques encourageantes enregistrées par le Cameroun au cours de dix dernières années indiquent que le pays sort peu à peu de la crise et retrouve progressivement le chemin de la croissance. De nombreuses contraintes continuent cependant de freiner la volonté du gouvernement d'accélérer la croissance, réduire la pauvreté et améliorer les secteurs sociaux comme envisagé dans son programme économique et social. Pour lever ces contraintes, le gouvernement en place doit relever plusieurs défis économiques, politiques et sociaux. Il s'agit notamment :

— de poursuivre les discussions avec les institutions financières internationales en vue d'atteindre le point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) qui est supposée accroître le flux de ressources nécessaires pour la consolidation des acquis de croissance économique des précédentes années et de relancer une stratégie de croissance endogène et durable;
— d'approfondir le processus de libéralisation avec la privatisation de certaines entreprises stratégiques encore dans le portefeuille de l'État, d'améliorer les conditions de vie des populations et d'assurer leur sécurité alimentaire, de moderniser les systèmes productions;
— de relancer les filières agricoles;
— d'améliorer les infrastructures afin qu'elles concourent efficacement au soutien de la compétitivité de l'économie et de réduction de la pauvreté;
— d'étendre la couverture sanitaire du pays;
— de donner des emplois aux jeunes en particulier;
— d'intensifier la lutte contre la corruption;
— de réussir l'intégration sur les marchés nationaux, sous-régionaux et internationaux, etc.

La réorganisation du gouvernement du 8 décembre 2004 et surtout la création d'un ministère du commerce et d'un secrétariat d'État au commerce est une reconnaissance implicite du rôle important que peuvent jouer les échanges et, par conséquent, les négociations commerciales dans la gestion de ces défis. Les questions en cours de négociation à l'OMC tardent à connaître des conclusions claires; pourtant, les aspects liés à l'agriculture, à l'accès aux marchés des produits non agricoles, aux services, à la facilitation des échanges et au traitement spécial et différencié présentent des intérêts et opportunités essentiels pour les pays en développement en général et le Cameroun en particulier. En reconnaissant explicitement la vulnérabilité particulière des pays en développement et les difficultés structurelles auxquelles ils font face sur le marché mondial, le cycle des négociations commerciales de développement, lancé à Doha en 2003, s'est engagé à aborder ces questions.

Par rapport à l'agriculture, les négociations multilatérales visent l'amélioration substantielle de l'accès aux marchés, la réduction et l'élimination de toutes les formes de subventions à l'exportation ainsi que la réduction substantielle des supports domestiques qui créent des distorsions aux échanges. Dans le cas des produits non agricoles, elles visent la réduction et l'élimination des tarifs, des pointes tarifaires, des tarifs élevés, de la progressivité des taux et des barrières non tarifaires en particulier sur les produits d'intérêt pour les exportations des pays en développement comme le Cameroun. En ce qui concerne les services, il est couramment admis que les secteurs tels que les finances, les télécommunications, les transports, la santé et l'éducation jouent un rôle crucial dans la détermination de la compétitivité et le renforcement du processus de croissance et de développement. Les négociations relatives à ces secteurs, qui visent à éliminer les restrictions indues aux mouvements des prestataires de services et d'un certain nombre de barrières à l'accès aux marchés, peuvent contribuer à améliorer de manière significative leurs rendement et efficacité et, de ce fait, relancer la croissance et le développement économique. La facilitation des échanges et les réformes de l'administration douanière, en améliorant l'intégrité des services douaniers et en réduisant les incitations à la corruption, jouent un rôle déterminant dans la promotion des exportations. Elles favorisent, en outre, la création d'un environnement politique et réglementaire attractif pour les investissements et l’accroissement des échanges.

Pour bénéficier pleinement des opportunités qu'offrent ces négociations multilatérales, le Cameroun en particulier et les pays en développement en général doivent non seulement opérer d'importantes réformes de leur cadre institutionnel et de leurs options de politique économique pour les mettre en cohérence avec les exigences des négociations et des institutions de Brettons Woods; mais, aussi et surtout, identifier clairement leurs intérêts et bien examiner dans quelles mesures les différents compromis peuvent les aider à réaliser leurs objectifs de croissance et de développement. Plusieurs pays africains font cependant face au grand défi de la participation effective et de l'articulation rigoureuse de leurs intérêts dans le contexte de l'ensemble des négociations multilatérales. Ces négociations, en intégrant un certain degré de réciprocité, vont au-delà des relations commerciales préférentielles non réciproques que ces pays entretenaient jusque là avec leurs principaux partenaires commerciaux. Les pays africains devraient donc logiquement se poser plusieurs questions sur les bénéfices et les coûts de ces négociations. Ces questions devraient être relatives aux aspects du développement liés à ces négociations, aux contraintes inhérentes aux capacités d'offre qui peuvent inhiber la réalisation des effets bénéfiques liés, aux changements qui interviendront dans le système de régulation de l'économie suite à la mise en œuvre des accords et règles qui en seront issus et aux modalités même des négociations.

À n'en point douter, les négociations commerciales sont un important déterminant de plus en plus considéré dans l'élaboration des politiques commerciales nationales dans le contexte actuel, caractérisé par la globalisation croissante des économies. La politique commerciale faisant elle-même partie intégrante des stratégies de développement, les pays africains doivent, par conséquent, s'assurer que les négociations commerciales sont consistantes avec leurs stratégies et concourent à la réalisation de leurs objectifs globaux de croissance et de développement. Cet ouvrage, qui contient un ensemble de travaux de recherche préparés dans le cadre du projet collectif du Consortium pour le recherche économique en Afrique (CREA) intitulé : Impératifs africains dans le nouvel ordre du commerce mondial, qui a concerné 25 pays africains dont le Cameroun, est une contribution à la préparation des pays africains à une participation active aux négociations commerciales en cours. Il met à leur disposition des analyses indépendantes et rigoureuses sur certaines questions d'intérêt comme le cadre législatif et réglementaire de formulation de la politique commerciale, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et l'industrie

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Informations

Titre Impératifs africains dans le nouvel ordre du commerce mondial
Auteurs ,
Editeur Coédition NENA/Éditions Clé
Langue FR
Date de publication 01/01/2014

Droits numériques

Ean EPUB 9782370152602
Type de protection Digital watermarking
Ean PDF 9782370153470
Type de protection Digital watermarking
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