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La science économique entre économie politique et analyse économique

éditeur : NENA
catégorie : Économie > Economie générale
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

Extrait

Passons sur la période gréco-romaine : Platon et Aristote ont plutôt écrit pour les philosophes et les politologues. Leurs rares réflexions économiques portent sur une certaine attitude de dédain à l’égard des activités commerciales, ce qui chez Aristote, conduit à la condamnation du prêt à intérêt.

Durant la longue période du Moyen Age européen, l’église catholique a le monopole de la culture. La réflexion économique est ainsi à caractère théologique. L’auteur le plus en vue est Saint-Thomas d’Aquin, né Thomas Aquinas (1225-1274) en Italie.

Pour certains commentateurs, Thomas Aquinas n’a fait que s’inspirer de Aristote. Il nous paraît plus juste de soutenir qu’en tant que théologien, sa source d’inspiration a été surtout l’Ancien Testament, ce qui le conduit à recommander une moralisation de la vie économique dans la seconde partie de son principal ouvrage Somme Théologique.

Ses recommandations portent sur le respect du « juste prix » dans les transactions : « User de fraude pour vendre une chose au-dessus de son juste prix est certainement un péché ».

Il insiste aussi sur le respect des normes de quantité et de qualité :

Lorsque le défaut de la marchandise porte sur la quantité, il paraît léser davantage la justice; Il y a encore un défaut dans la marchandise si elle n'a pas la qualité requise (p. 2)

Saint-Thomas d’Aquin reprend la condamnation du prêt à intérêt :

Recevoir un intérêt pour de l'argent prêté est de soi injuste, car c'est faire payer ce qui n'existe pas; l'on pècherait contre la justice si, prêtant du vin ou du blé, on exigeait deux compensations, l'une à titre de restitution équivalente à la chose elle-même, l'autre pour prix de son usage (usus); d'où le nom d'usure (usura).

Son argumentation est que le prêt est utilisé à la consommation, ce qui le conduit à justifier le bien-fondé du loyer perçu sur une maison d’habitation :

En revanche, il est des objets dont l'usage ne se confond pas avec leur consommation. Ainsi l'usage d'une maison consiste à l'habiter, non à la détruire; on pourra donc faire une cession distincte de l'usage et de la propriété; vendre une maison, par exemple, dont on se réserve la jouissance pour une certaine période; ou au contraire céder l'usage de cette maison, mais en garder la nue-propriété. Voilà pourquoi on a le droit de faire payer l'usufruit d'une maison et de redemander ensuite la maison prêtée, comme cela se pratique dans les baux et les locations d'immeubles.

Un passage de l’Evangile (Luc (19, 23) paraît justifier le prêt à intérêt « A mon retour, je l'aurais retiré avec les intérêts « , parole prêtée à Jésus. Saint Thomas d’Aquin en fait cette interprétation :

Les intérêts dont parle l'Évangile doivent s'entendre dans un sens métaphorique; ils désignent le surcroît de biens spirituels exigé par Dieu, qui veut que nous fassions toujours un meilleur usage des biens qu'il nous a confiés. Mais c'est pour notre avantage et non pour le sien

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Informations

Titre La science économique entre économie politique et analyse économique
Auteur
Editeur NENA
Langue FR
Date de publication 01/01/2015

Droits numériques

Ean EPUB 9782370153975
Type de protection Digital watermarking
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