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Femmes, savons-nous vivre seules ?

éditeur : Uppr Editions
catégorie : Santé, bien-être et famille > Développement personnel et relations
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

Extrait

Il était une fois la Femme seule… Non, ça ne va pas.

Il était une fois les femmes seules… Non c’est ridicule. Tu ne vas pas commencer ce livre par une formule de conte de fées !

Veuillez excuser ce petit moment de latence, mais je fais le point avec ma conscience et nous ne sommes pas d’accord sur la manière d’aborder le sujet. En fait, il n’est pas question pour moi de stigmatiser cette population, mais il n’est pas envisageable non plus de la présenter sous les contours d’une histoire surannée dans laquelle tout est bien qui finit bien.

Sinon, dans un style plus dur, plus journalistique peut-être, « Vivre seules : choix ou châtiment ? ».

Eh bien, tout dépend finalement s’il s’agit d’un choix délibéré ou d’une situation résultant d’événements ayant conduit à une solitude forcée.

Ah je sais. « Femmes, savons-nous vivre seules ? », je trouve cela pas mal du tout (autosatisfaction).

Oh oui, je vous entends déjà dire « Mais bien sûr que nous en sommes capables !!!, Pour qui nous prend-elle celle-là ? ». On se calme, les filles. En réalité, il n’est pas question de savoir si les femmes sont capables ou incapables de vivre seules ! La réponse nous la connaissons déjà.

Evidemment qu’une femme est apte à vivre seule, et les 5 millions de femmes(1) qui sont dans ce cas en sont la preuve !

Mais la vraie question est de savoir si nous souhaitons vraiment vivre seules ? Assumons-nous vraiment notre part de solitude ? Ah ben là tout de suite, j’entends beaucoup moins de revendications. Et vous avez raison de regarder vos pieds, en menant une petite introspection rapide de votre conscience.

Je peux d'ores et déjà vous dire que nous sommes toujours plus nombreuses à mesure que les années passent, et en 20 ans (entre 1990 et 2010) la progression des personnes vivant seules représentait une hausse de 50%, ce qui est non négligeable.

Alors trêve de tergiversations…Vous qui n’êtes pas encore en mesure de répondre à ma question, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi cette part de la population grandissante semble faire un tel choix dans un contexte socio-économique toujours plus difficile ?

Alors, oui, je pense qu’on peut raisonnablement en déduire que ce qui pourrait être qualifié de choix de vie n’est finalement pour la grande majorité des individus que le résultat d’un ou plusieurs événements et non une détermination à vivre isolés.

Cependant, comment en est-on arrivé là ? Comment faire pour assumer ce mode de vie dans une société toujours plus exigeante matériellement et socialement ? Et qu’en est-il de celles qui choisissent vraiment ce mode de vie ?

Si vous me le permettez (en réalité, en tant qu’auteur de ces lignes je ne vous laisse pas vraiment le choix), je vais commencer par vous parler un tout petit peu de moi, non par vanité, ou égocentrisme, mais tout simplement parce que je pense être assez bien placée pour le faire.

Donc je m’appelle Lissandre CRAVEN, j’ai 41 ans et j’ai fait le choix de vivre seule. Il y a bien Max, mon chat, qui accepte de partager la maison avec moi, mais ça, c’est une autre histoire.

Donc revenons à nos moutons. Oui, j’ai fait le choix de vivre seule. Dit comme cela, vous pourriez croire que je milite pour une cause, ou bien encore que j’ai décidé de faire de la résistance et vous allez me demander pourquoi il me vient cette envie d’écrire sur un tel sujet ? Alors je vous répondrai, qu’au regard de mon âge et des réactions de mon entourage, je me suis rendue compte que ce choix de vie est finalement loin d’être compris. Mon étonnement face à tant d’étroitesse d’esprit m’a donc amené à me pencher sur la question et j’ai constaté que si, a priori le sujet pouvait sembler insignifiant parce que banalisé, en réalité il n’en est rien. Cette thématique est tout sauf commune, notamment parce que, bien que le phénomène prenne de l’ampleur, il ne vous a peut-être pas échappé que de nombreux articles fleurissent sur ce sujet, non pas seulement pour établir un état des lieux, mais bien pour répondre à un soi-disant besoin de remédier à la question. Car effectivement, pour bon nombre d’entre nous, vivre seule semble plutôt être un problème, qu’une solution.

Alors, insignifiant, le sujet ne l’est pas, car les personnes vivant seules sont loin d’être marginales. J’en veux pour preuve que nous connaissons tous dans notre entourage un ou une célibataire (lire : « quelqu’un en âge de se marier et qui n’est pas marié »), divorcé(e) ou veuf(ve), et qui ne partage pas sa vie avec quelqu’un. Et je rebondis directement sur cette dernière phrase. Sur ces 9 millions de personnes(2), combien d’entre elles ont malgré tout une relation ?

Il convient donc de distinguer deux catégories dans la grande masse des « personnes vivant seules ».

D’ailleurs, et ce afin de faciliter le dialogue entre nous (lire : « monologue interactif »), je décide de ma très haute autorité (non, je plaisante) de les dénommer les PVS, pour « personnes vivant seules » (c’est plus simple).

Ainsi, il y a à mes yeux les vraies PVS, qui regroupent les célibataires, divorcées, séparées ou veuves, qui vivent vraiment seules, et ce sans relation suivie. Tout au plus, certaines d’entre elles partagent leurs vies avec leurs enfants(3), mais il n’y a pas de place pour un homme ou une femme dans leur foyer et/ou dans leur emploi du temps. Elles mettent leurs vies amoureuses entre parenthèses par choix ou par dépit et se concentrent sur leur carrière, la gestion du quotidien et de leur solitude. Mais, là encore, il existe plusieurs cas de figures, qu’il conviendra de détailler.

Puis, il y a les autres PVS, renégates, comme moi. J’ai lu quelque part qu’on nous appelait les CNC, ou « en couple non cohabitant » ; dans sa version anglo-saxonne, les LAT, pour Living Apart Together. Nous ne sommes pas les plus nombreuses, bien que notre proportion augmente chaque année (un peu plus d’1,3 millions en 2011(4)) et nous avons fait le choix délibéré, assumé, de vivre seules tout en ayant quelqu’un dans notre vie. J’entends : « paradoxal » ? Je réponds non, mais je développerai plus tard.

Donc effectivement, il serait très réducteur de dire qu’il n’existe qu’une sorte de PVS formant une grande masse de françaises, qui en définitive cache en réalité un nombre important de sous-catégories reflétant à l’envi les évolutions socio-culturelles et économiques de notre société. Les libertés ou pseudo libertés accordées aux femmes au cours de l’Histoire (et je décide volontairement de ne porter aucun jugement à ce sujet) ont bouleversé considérablement le visage de notre société. Chacun selon ses opinions, croyances, éducation et que sais-je, ira de son petit commentaire pour dire en quoi ces changements sont positifs ou négatifs, mais, pour ma part, je ne souhaite pas me lancer dans ce débat, car je serais bien en peine d’affirmer une vérité que finalement personne ne détient. Ce qui est bon pour moi ne l’est pas forcément pour ma voisine. Je respecte donc le choix de chacun, à condition que cela soit dans le respect des lois, des droits et des personnes.

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Informations

Titre Femmes, savons-nous vivre seules ?
Auteur
Editeur Uppr Editions
Langue FR
Date de publication 21/12/2016

Droits numériques

Ean EPUB 9782371681842
Type de protection Digital watermarking
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