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La Bretagne dans la bataille de l’Atlantique

éditeur : Coop Breizh
catégorie : Histoire > Histoire de France
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délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

Extrait

A) L’arrivée de la Wehrmacht en Bretagne et les débuts de l’occupation allemande

L’occupation de la Bretagne par la Wehrmacht s’effectue rapidement. Le 18 juin 1940 au matin, les premiers détachements de Panzer entrèrent dans Rennes2. À partir de la capitale bretonne, les forces germaniques se scindèrent en plusieurs colonnes. L’une, empruntant la RN12, parvint à Saint-Brieuc dans la journée, en fin d’après-midi, peu de temps après le dernier flot de réfugiés. Les nombreux témoins garnissant les trottoirs de la rue de Gouédic purent assister à une scène surréaliste : l’unité d’éclaireurs constituée d’éléments motorisés et d’autos mitrailleuses garnis de jeunes hommes en uniforme noir dépassa les véhicules de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère et du 5e Chasseurs alpins revenus de Norvège et qui étaient garés à droite de la rue. Depuis Plancoët, ils avaient gagné Saint-Brieuc et attendaient le retour des officiers supérieurs en mission. Cependant, aucun coup de feu ne fut tiré, la « Cité Gentille » ayant été déclarée « ville ouverte ». Obéissant aux ordres de leurs jeunes officiers, les militaires français, fort bien équipés, démarrèrent sur les chapeaux de roue pour essayer de dépasser les Allemands afin de rejoindre Brest d’où ils étaient partis pour Narvik quelques semaines plus tôt, soit à la mi-avril. Ils y parviendront et pourront embarquer à bord du Meknès grâce notamment à quelques combats héroïques d’arrière-garde qui se produisirent dans la matinée du 19 et en début d’après-midi, tel celui que livra le lieutenant de vaisseau Moreau avec ses marins.

Le 17 juin, en effet, des officiers de la 13e demi-brigade de la Légion, stationnés alors au château de l’Argentaye en Saint-Lormel, avaient reçu l’ordre du colonel Magrin-Verneret3 de rejoindre Plancoët à minuit, d’où ils devraient se diriger sur Rennes dans le but d’y effectuer une reconnaissance.

La mission des treize officiers s’effectua à bord de taxis réquisitionnés. À Rennes, le 18 juin, ils rencontrèrent le général Guitry qui leur indiqua qu’ils devraient prendre position à Saint-Aubin-du-Cormier afin d’aider l’infanterie de la 10e armée à stopper l’avance allemande selon la stratégie du « réduit breton ».

Ces officiers, tous issus d’une unité d’élite qui venait de s’illustrer au cours de combats en Norvège, eurent tôt fait de juger l’inanité de telles tentatives de résistance face à la poussée des blindés ennemis. Désespérant de ne pouvoir disposer sur place des deux bataillons de la 13e DBLE toujours stationnés à Plancoët, le colonel Magrin-Verneret donna l’ordre de repli, les officiers devant rejoindre leurs troupes. Pour cela, il leur fallut traverser la RN12 empruntée par l’avant-garde des Panzer avant de parvenir à Plancoët. Dans le premier taxi, avaient pris place le capitaine Koenig4 en compagnie des capitaines Dimitri Amilakvari5 et Knorre et du lieutenant Laborde. Dans le second, se trouvaient le lieutenant Jacques Beaudenom de Lamaze6, le colonel Magrin-Verneret et le lieutenant Paul Arnault7. Parvenus à Plancoët, ils apprirent par le chef de gare que les soldats avaient embarqué le 18 juin au matin en direction de Dinan puis qu’ils étaient repassés en gare, se dirigeant cette fois vers Brest dans l’espoir de battre les Allemands de vitesse. Le colonel se montrait particulièrement soucieux du sort des quelque deux cents Allemands d’origine qu’il avait sous ses ordres dans la Légion. Il n’était donc plus question pour les officiers de tenter de les rattraper. Le salut viendrait désormais de la mer qu’on pouvait encore atteindre par le nord. C’est ainsi que le groupe gagna Le Guildo où M. Digonet, maire, leur indiqua un marin-pêcheur susceptible de les transférer dans l’îlot des Ebihens. Là, ils bénéficièrent de l’aide du docteur Roger Causeret et de son épouse qui les accueillirent chaleureusement et, connaissant parfaitement la côte, les aidèrent à découvrir un moyen de passage pour Jersey alors que les Allemands se trouvaient déjà à Saint-Jacut. La traversée se fit au crépuscule du 19 juin, moyennant finance, à bord d’une vedette du Service hydrographique de la Marine ayant Le Havre comme port d’attache, mouillée aux Perrons, à la pointe de Saint-Briac. Nos navigateurs d’occasion touchèrent Jersey sans encombre malgré une mer forte, le 20 juin vers 15 heures. Le soir même, les autorités jersiaises évacuèrent l’île à bord d’un dernier cargo de réfugiés. Le colonel Magrin-Verneret et ses hommes furent autorisés à prendre place à bord et le bateau arriva à Southampton le 21 au matin. Au moment où les officiers français franchissaient les grilles enserrant la gare maritime, quelle ne fut pas leur stupéfaction de rencontrer un légionnaire qui leur apprit que la 13e demi-brigade se trouvait là devant les wagons avec, à sa tête, le commandant Cazaud.

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Informations

Titre La Bretagne dans la bataille de l’Atlantique
Auteur
Editeur Coop Breizh
Langue FR
Date de publication 01/11/2011

Droits numériques

Ean EPUB 9782843467615
Type de protection Adobe DRM
Ean papier 9782843461758
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