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Banque et Matières premières

éditeur : RB Edition
catégorie : Économie et affaires > Finance
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

Extrait

PRÉFACE

Bien avant les monnaies et autres produits financiers, les matières premières ont été à la pointe de l’instabilité au gré des hasards du climat et de la géopolitique. C’est d’ailleurs pour les produits agricoles puis pour les métaux non ferreux que furent inventées toutes les techniques (futures, options, swaps) que nous connaissons aujourd’hui sur les marchés dérivés de la planète. Entre-temps le monde des « commodités » s’est élargi à de nouveaux produits, du pétrole à l’acier, de l’électricité au carbone.

Instables par nature, les marchés de commodités présentent de lourds problèmes de financement que ce soit pour les producteurs engagés dans des cycles longs d’investissement ou confrontés de manière plus classique à des besoins de financement de campagne, pour les industriels dont les marges de transformation sont souvent extrêmement volatiles et, bien sûr, pour les négociants dont le métier est d’assurer l’adéquation spatiale et temporelle entre l’off re et la demande et d’en supporter tous les risques, notamment financiers.

Historiquement, les métiers de la banque et ceux des matières premières ont été étroitement liés : les grandes « maisons » de Florence, de Venise et de Gênes, d’Augsbourg qui dominaient le monde occidental au temps de la première « mondialisation » étaient à la fois banquiers et négociants à l’image des Fugger qui avaient la mainmise sur le poivre et le cuivre. Au XIXe siècle, ce fut encore l’âge d’or des « merchant bankers » qui dominaient le commerce du coton.

C’est dans les années soixante-dix du XXe siècle que les banques ont en quelque sorte redécouvert les métiers du financement des matières premières, au moment même où se développait à nouveau l’activité des sociétés de négoce de produits agricoles et de métaux, et qu’apparaissait enfin le négoce du pétrole et de l’énergie.

Pour un banquier « classique » en effet, le financement des matières premières – et notamment des activés de négoce – présente des spécifi cités échappant au cadre normal de l’activité bancaire : montants engagés importants sans commune mesure avec les fonds propres des entreprises concernées ; fluctuations considérables des prix et donc de la valeur des sousjacents ; risques majeurs tant en termes géopolitiques que tout simplement de logistique.

Que faire par exemple lorsque – événement récent du printemps 2016 – les autorités égyptiennes refusent une cargaison de blé achetée à l’issue d’une adjudication publique par un organisme d’État sous le prétexte fallacieux d’un taux d’ergot trop élevé !

Ce sont des banques françaises qui les premières – il y a une quarantaine d’années – ont fait la démarche de créer des agences spécialisées pour le négoce international en embauchant souvent d’anciens négociants capables de jauger les capacités financières mais surtout humaines de leurs contreparties. Les principales banques françaises occupent encore aujourd’hui la première place mondiale de ce métier particulier aux côtés d’une poignée de banques néerlandaises, britanniques ou suisses. Ne confondons pas d’ailleurs cette activité de financement avec les départements de « commodity trading » dont se sont dotés, au début du XXe siècle, nombre d’établissements de Wall Street qui ont développé en fait du trading pour compte propre.

Le financement des matières premières (Commodity Trade Finance) est une niche originale correspondant à un besoin majeur des échanges internationaux. Pendant longtemps, il a été ignoré dans les cursus de formation aux métiers de la banque et il a fallu quelques « aff aires » récentes pour prendre conscience de sa spécifi cité, de sa dimension politique et réglementaire, de l’ampleur des risques qu’il implique, de la nécessité enfin de disposer de professionnels dotés d’une véritable « double culture ». Or jusqu’à maintenant, il n’existait aucun ouvrage de référence présentant de manière exhaustive les caractéristiques propres à l’approche bancaire des métiers des matières premières. Voilà une lacune comblée avec le livre de David Leboiteux et Fabien Constant qui, tous deux, ont fait leurs armes dans des banques dont l’activité dans le domaine des matières premières est importante et reconnue. Ce livre est le fruit de leur expérience, l’une des qualités indispensables à tous ceux que fascine le monde des matières premières.

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Informations

Titre Banque et Matières premières
Auteurs ,
Editeur RB Edition
Langue FR
Date de publication 20/10/2016

Droits numériques

Ean EPUB 9782863257791
Type de protection Adobe DRM
Ean PDF 9782863257807
Type de protection Adobe DRM
Ean papier 9782863257784
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