chargement

Poésies

éditeur : NumiLog
catégorie : Poésie, Théâtre et Correspondance > Poésie
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

EPUB

Adobe DRM
2,00 €
Lecture multi-support

Résumé

LES
REPARTIES DE NINA

LUI. –
Ta poitrine sur ma poitrine,

Hein ?
nous irions,

Ayant de
l'air plein la narine,

Aux
frais rayons

Du bon
matin bleu, qui vous baigne

Du
vin de jour ? ...

Quand
tout le bois frissonnant saigne

Muet
d'amour

De
chaque branche, gouttes vertes,

Des
bourgeons clairs,

On sent
dans les choses ouvertes

Frémir
des chairs :

Tu
plongerais dans la luzerne

Ton
blanc peignoir

Rosant
à l'air ce bleu qui cerne

Ton
grand oeil noir

Amoureuse
de la campagne,

Semant
partout,

Comme
une mousse de champagne,

Ton
rire fou :

Riant à
moi, brutal d'ivresse,

Qui
te prendrais.

Comme
cela, – la belle tresse,

Oh !
– qui boirais

Ton
goût de framboise et de fraise,

Ô
chair de fleur !

Riant au
vent vif qui te baise

Comme
un voleur,

Au rose
églantier qui t'embête

Aimablement :

Riant
surtout, à folle tête,

À
ton amant ! ...

– Ta
poitrine sur ma poitrine,

Mêlant
nos voix,

Lents,
nous gagnerions la ravine,

Puis
les grands bois ! ...

Puis,
comme une petite morte,

Le coeur
pâmé,

Tu me
dirais que je te porte,

L'oeil
mi-fermé...

Je te
porterais, palpitante,

Dans
le sentier :

L'oiseau
filerait son andante :

Au
Noisetier..

Je te
parlerais dans ta bouche :

J'irais,
pressant

Ton
corps, comme une enfant qu'on couche,

Ivre
du sang

Qui
coule, bleu, sous ta peau blanche

Aux
tons rosés :

Et te
parlant la langue franche...

Tiens !
... – que tu sais...

Nos
grands bois sentiraient la sève

Et
le soleil

Sablerait
d'or fin leur grand rêve

Vert
et vermeil.

Le
soir ? ... Nous reprendrons la route

Blanche
qui court

Flânant,
comme un troupeau qui broute,

Tout
à l'entour

Les bons
vergers à l'herbe bleue

Aux
pommiers tors !

Comme on
les sent toute une lieue

Leurs
parfums forts !

Nous
regagnerons le village

Au
ciel mi-noir ;

Et ça
sentira le laitage

Dans
l'air du soir ;

Ça
sentira l'étable, pleine

De
fumiers chauds,

Pleine
d'un lent rythme d'haleine,

Et
de grands dos

Blanchissant
sous quelque lumière ;

Et,
tout là-bas,

Une
vache fientera, fière,

À
chaque pas...

– Les
lunettes de la grand-mère

Et
son nez long

Dans son
missel ; le pot de bière

Cerclé
de plomb,

Moussant
entre les larges pipes

Qui,
crânement,

Fument :
les effroyables lippes

Qui,
tout fumant,

Happent
le jambon aux fourchettes

Tant,
tant et plus :

Le feu
qui claire les couchettes

Et
les bahuts.

Les
fesses luisantes et grasses

D'un
gros enfant

Qui
fourre, à genoux, dans les tasses,

Son
museau blanc

Frôlé
par un mufle qui gronde

D'un
ton gentil,

Et
pourlèche la face ronde

Du
cher petit...

Que de
choses verrons-nous, chère,

Dans
ces taudis,

Quand la
flamme illumine, claire,

Les
carreaux gris ! ...

–
Puis, petite et toute nichée

Dans
les lilas

Noirs et
frais : la vitre cachée,

Qui
rit là-bas...

Tu
viendras, tu viendras, je t'aime !

Ce
sera beau.

Tu
viendras, n'est-ce pas, et même...

ELLE.
– Et mon bureau ?

Lire la suite...

Commentaires des lecteurs

9789999997485
- / 5
  5
  4
  3
  2
  1

Informations

Titre Poésies
Auteur
Editeur NumiLog
Langue FR
Date de publication 15/01/2009

Droits numériques

Ean EPUB 9789999997485
Type de protection Adobe DRM
Ean papier 9999999122
Haut