chargement

L'Illusion comique

éditeur : NumiLog
catégorie : Poésie, Théâtre et Correspondance > Théâtre
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

EPUB

Adobe DRM
2,00 €
Lecture multi-support

Résumé

ACTE
II

SCÈNE
PREMIÈRE

ALCANDRE,
PRIDAMANT

ALCANDRE

Quoi qui
s’offre à vos yeux n’en ayez point d’effroi.

De ma
grotte surtout ne sortez qu’après moi,

Sinon,
vous êtes mort. Voyez déjà paraître,

Sous
deux fantômes vains, votre fils et son Maître.

PRIDAMANT

Ô
Dieux ! je sens mon âme après lui s’envoler.

ALCANDRE

Faites-lui
du silence et l’écoutez parler.

SCÈNE
II

MATAMORE,
CLINDOR

CLINDOR

Quoi ?
Monsieur, vous rêvez ! et cette âme hautaine

Après
tant de beaux faits semble être encore en peine !

N’êtes-vous
point lassé d’abattre des guerriers ?

Soupirez-vous
après quelques nouveaux lauriers ?

MATAMORE

IL est
vrai que je rêve, et ne saurais résoudre

Lequel
je dois des deux le premier mettre en poudre,

Du grand
Sophi de Perse, ou bien du grand Mogor.

CLINDOR

Et de
grâce, Monsieur, laissez-les vivre encor.

Qu’ajouterait
leur perte à votre renommée ?

Et puis
quand auriez-vous rassemblé votre année ?

MATAMORE

Mon
année ! ah, poltron ! ah, traître ! pour leur mort

Tu crois
donc que ce bras ne soit pas assez fort !

Le seul
bruit de mon nom renverse les murailles,

Défait
les escadrons et gaigne les batailles,

Mon
courage invaincu contre les Empereurs

N’arme
que la moitié de ses moindres fureurs,

D’un
seul commandement que je fais aux trois Parques,

Je
dépeuple l’État des plus heureux Monarques,

Le
foudre est mon canon, les destins mes soldats,

Je
couche d’un revers mille ennemis à bas,

D’un
souffle je réduis leurs projets en fumée.

Et tu m’oses
parler cependant d’une armée !

Tu n’auras
plus l’honneur de voir un second Mars,

Je vais
t’assassiner d’un seul de mes regards,

Veillaque.
Toutefois, je songe à ma maîtresse,

Le
penser m’adoucit ; va, ma colère cesse,

Et ce
petit archer qui dompte tous les dieux

Vient de
chasser la mort qui logeait dans mes yeux.

Regarde,
j’ai quitté cette effroyable mine

Qui
massacre, détruit, brise, brûle, extermine,

Et,
pensant au bel oeil qui tient ma liberté,

Je ne
suis plus qu’amour, que grâce, que beauté.

CLINDOR

Ô
Dieux ! en un moment que tout vous est possible !

Je vous
vois aussi beau que vous étiez terrible,

Et ne
crois point d’objet si ferme en sa rigueur

Qui
puisse constamment vous refuser son coeur.

MATAMORE

Je te le
dis encor, ne sois plus en alarme,

Quand je
veux j’épouvante, et quand je veux, je charme,

Et,
selon qu’il me plaît, je remplis tour à tour

Les
hommes de terreur et les femmes d’amour.

Du temps
que ma beauté m’était inséparable

Leurs
persécutions me rendaient misérable,

Je ne
pouvais sortir sans les faire pâmer,

Mille
mouraient par jour à force de m’aimer,

J’avais
des rendez-vous de toutes les Princesses,

Les
Reines à l’envi mendiaient mes caresses ;

Celle d’Ethiopie,
et celle du Japon

Dans
leurs soupirs d’amour ne mêlaient que mon nom,

De
passion pour moi deux Sultanes troublèrent,

Deux
autres pour me voir du Sérail s’échappèrent,

J’en
fus mal quelque temps avec le Grand Seigneur !

CLINDOR

Son
mécontentement n’allait qu’à votre honneur.

Lire la suite...

Commentaires des lecteurs

9789999999973
- / 5
  5
  4
  3
  2
  1

Informations

Titre L'Illusion comique
Auteur
Editeur NumiLog
Langue FR
Date de publication 15/01/2009

Droits numériques

Ean EPUB 9789999999973
Type de protection Adobe DRM
Ean papier 9999999725
Haut