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Les désirs du milliardaire - Volume 4

éditeur : Editions Addictives
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

Extrait

1. Avant la tempête

Alex, Alex, Alex…

Je répète son nom, comme une litanie. Recroquevillée sur le canapé, la boîte de mouchoirs à portée de main, je voudrais ne plus pleurer mais c'est plus fort que moi. Je ne comprends pas. Je passe en revue les quarante-huit dernières heures, j'analyse chaque mot, chaque geste, les siens comme les miens, pour essayer de trouver la faille. Peine perdue. Alex m'a quittée et je ne sais même pas pourquoi. Je passe par des périodes de déprime profonde qui alternent avec des moments de colère. Colère contre moi, qui n'ai rien vu venir, et qui suis incapable de faire autre chose que d'imbiber mon oreiller de larmes. Colère contre lui, qui n'a même pas daigné s'expliquer. Je dois être la première fille à se faire plaquer en direct devant un journaliste. Notre rupture a fait la une de tous les tabloïds. On y voit une photo d'Alex, beau comme un dieu grec, au bras d'une créature sublime juchée sur vingt centimètres de talons aiguilles. Et cette créature, évidemment, ce n'est pas moi. Cette créature n'a pas le nez rouge et les yeux gonflés d'avoir trop pleuré. Elle a un regard de biche énamourée parfaitement fardé et un décolleté à flanquer le vertige à un alpiniste confirmé.

Pour la trois millième fois (au moins), je me remémore les dernières heures passées avec Alex, au chevet de Renée, et j'essaie de comprendre.

Deux jours plus tôt…

Après l'incendie de l'atelier, je décide de rester auprès de Renée jusqu'à son réveil. Ce qu'elle m'a confié à son arrivée à l'hôpital m'inquiète au plus haut point : « C'est… criminel. Il y avait quelqu'un, je le sais. Le feu est parti d'en bas. »

Ses poumons ayant été atteints, elle est sous oxygène, mais le médecin s'est montré rassurant : ses jours ne sont pas en danger et elle pourra sortir d'ici la semaine prochaine. Néanmoins, c'est une vieille dame, et je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter : Renée n'est pas seulement ma patronne mais aussi une amie. Elle paraît si fragile sous le drap amidonné qui se soulève à peine au rythme de sa respiration. Pour la première fois depuis que je la connais, elle paraît son âge. Même sa flamboyante chevelure rousse semble terne sur le coton immaculé de son oreiller.

– Lou ? Comment va-t-elle ? Comment vas-tu ? me demande Alex d'une voix étouffée.

Il est entré dans la chambre si silencieusement que je ne l'ai pas entendu. Il se tient au pied du lit, le visage presque aussi blanc que les draps. Ses cheveux noirs sont en bataille et je devine, en le voyant y passer et repasser nerveusement la main, qu'il est fou d'inquiétude. J'ai un petit pincement au cœur en réalisant que, même dans ces circonstances tragiques, je ne peux pas m'empêcher de le trouver d'une beauté stupéfiante.

– Elle va bien, Alex. Et moi aussi. On s'occupe d'elle.

En deux enjambées, il est près de moi et ses bras m'emprisonnent.

– Lou, oh, Lou… murmure-t-il en enfouissant son visage dans mes cheveux. J'ai eu tellement peur. En rentrant de Monaco, je suis passé au siège de Delux Inc. C'est à ce moment que Gilles a appelé pour me prévenir que le feu avait détruit l'atelier et que tu étais à l'hôpital avec Renée. J'ai cru que tu étais blessée aussi. J'ai roulé comme un dingue pour arriver jusqu'ici.

Je passe mes bras autour de sa taille et me blottis contre lui.

– Tout va bien, ne t'en fais pas. Je n'étais pas à l'atelier. C'est Florence qui m'a téléphoné pour me mettre au courant.

– J'ai cru devenir fou, tu sais. Je ne supporterais pas qu'il t'arrive quoi que ce soit.

Il me caresse le dos tout en me serrant plus fort contre lui. J'ai le nez enfoui dans sa chemise et je le respire ; il sent incroyablement bon, comme toujours. Il porte un parfum léger, fruité, qui me donne envie de le goûter et de le dévorer. Comme le lieu ne s'y prête pas, je me contente de passer mes mains sous sa chemise et de tendre les lèvres vers lui pour qu'il m'embrasse. Visiblement, il a eu la même idée, puisque, à peine ai-je renversé la tête en arrière que sa bouche se pose sur la mienne avec force. C'est un baiser appuyé, fougueux, qui traduit toute l'urgence et l'inquiétude qui l'habitent. Je me fais un plaisir d'y répondre avec la même ardeur, et même plus, tout en caressant ses fesses à travers son pantalon, jusqu'à ce qu'il s'écarte en souriant légèrement.

– Doucement, mademoiselle Arpad. Vous ne voudriez tout de même pas que votre patronne se réveille et nous surprenne à demi nus ?

– Renée en a vu d'autres.

Je me détache néanmoins de lui, à regret. Il s'assied sur le fauteuil des visiteurs et m'attire à lui. Je m'installe sur ses genoux et nous discutons à voix basse, pour ne pas déranger Renée.

– Que disent les médecins ? me demande-t-il.

– Il y a eu plus de peur que de mal. Ils ont effectué des prises de sang qui n'ont rien révélé de grave. Il n'y a ni œdème ni obstruction bronchique, contrairement à ce que laissaient penser la toux et la dyspnée. Ils vont la garder sous oxygène, et la mettre sous perfusion pour quelques jours, mais c'est plus à titre de précaution et de veille.

– Tant mieux. Et toi, ma Lou ? Comment vas-tu ? Comment te sens-tu ? insiste-t-il en m'effleurant la nuque de ses doigts.

– Beaucoup mieux depuis que tu es là, dis-je doucement. Mais toute ma collection rétro, celle prévue pour le défilé d'été de Renex, a brûlé. Il n'en reste plus rien, pas même les modèles numériques puisque les ordinateurs ont été détruits eux aussi.

– Tu n'as pas fait de sauvegarde ? Il me semblait que tu copiais systématiquement tout sur un disque dur externe ?

– Oui, mais c'était juste au cas où l'ordinateur planterait et effacerait toutes mes données. Donc, le disque dur restait dans mon bureau, à l'atelier…

En disant cela, je sens ma gorge se nouer.

Tout mon travail. Tous mes rêves. Partis en fumée. Et ceux de Renée aussi.

Je sens que les larmes ne sont pas loin, mais je ne veux pas pleurer. Alex dépose dans mon cou de multiples petits baisers, légers comme des plumes, qui me donnent des frissons dans tout le corps malgré ma tristesse.

– Rien n'est perdu, Lou. Le principal, c'est que vous alliez bien, toutes les deux. On va trouver une solution.

– Mais comment veux-tu arranger ça ? Le défilé est dans un mois. J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois aucune issue.

– Je vais y réfléchir. Je te promets que Renex aura son défilé d'été.

Je m'abandonne dans ses bras.

Il a l'air tellement sûr de lui ! Est-ce que quelque chose ou quelqu'un lui a déjà résisté ? Oh Alex, je voudrais tellement y croire !

Tout à coup, j'ai envie de tout lui raconter : les soupçons de Renée quant à la nature criminelle de l'incendie, les messages de menace que j'ai reçus, la mise à sac de mon appartement, mes doutes à propos de Mike et Karine : sont-ils vraiment son demi-frère et sa demi-sœur ? Ou de simples employés chez Bogaert ? Je ne suis pas sûre que le moment soit bien choisi, il est déjà tellement inquiet, mais j'ai besoin de lui parler, de me confier à lui. J'ai besoin de sa force. Et puis, cela le concerne aussi, je ne peux pas lui cacher des choses si graves. Je ne veux pas que notre relation se bâtisse sur des non-dits. Je ne sais pas comment aborder le sujet alors je décide de commencer par lui demander quelle surprise il voulait me faire, quand il m'a donné rendez-vous au Bogaert Palace. Il fronce les sourcils.

– Quel rendez-vous ? demande-t-il, perplexe.

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Informations

Titre Les désirs du milliardaire - Volume 4
Auteur
Editeur Editions Addictives
Langue FR
Date de publication 01/03/2014

Droits numériques

Ean EPUB 9791025705933
Type de protection Adobe DRM
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