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Les désirs du milliardaire - Volume 6

éditeur : Editions Addictives
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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2,99 €
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Résumé

Extrait

1. Kidnappée !

Plan B… J'espère que tu as un plan… dans de sales draps… plan B, jolie poupée… tu viens de te fourrer dans… de très très sales draps, jolie poupée…

Les derniers mots de John Bogaert tournoient dans ma tête. Ma pauvre tête ; elle me lance et bourdonne. Le monde tangue autour de moi. J'essaie de me redresser mais tout chavire de plus belle et je comprends, en entendant crisser des pneus, que je suis dans une voiture. Je sens le tissu rugueux d'un siège sous ma joue. Et peu à peu, les souvenirs reviennent.

Alex et moi rentrions tout juste de Seattle, après un séjour idyllique pendant lequel je m'étais sentie plus proche de lui que jamais. Je me dirigeais vers chez Renée pour y passer la nuit. Il était tard, je marchais d'un bon pas dans les rues tranquilles et désertées de Paris. Et j'étais tombée sur John Bogaert ; un John Bogaert ivre et menaçant qui avait compris que ma rupture avec Alex n'était qu'un mensonge, une façade pour me protéger des malfaisants dans son genre…

– Je t'ai reconnue, mademoiselle Arpad, avait-il dit d'une voix éraillée par l'alcool. Je t'ai reconnue quand tu es venue pleurer chez ce bon à rien d'Alexander, il y a quinze jours. Ou trois semaines, peu importe. Ce jour de pluie. Tu vois de quoi je parle ? Je guettais sa porte. Je savais que tu finirais pas y revenir. Je vous avais vus, tous les deux, au défilé, vous bécoter. Faut pas me prendre pour un abruti. Je sais pas ce qu'il te trouve mais puisqu'il tient à toi, tu vas me servir.

Galvanisée par la terreur, j'avais réussi une première fois à échapper à sa prise. Le sang me battait aux tempes, j'avais tellement peur que je n'arrivais même pas à crier. Une énorme boule d'angoisse me bloquait la gorge.

Mon Dieu ! Il est complètement fou ! Et saoul ! Alex, au secours !

Mais j'étais engagée dans une impasse et, tout en parlant, John m'y avait acculée. Il m'avait emprisonné les poignets dans une seule de ses larges mains et poussée vers son van. Malgré ma panique, je m'étais débattue quand il m'avait forcée à y grimper. J'avais mis toute ma force dans mes ruades mais je ne suis pas une catcheuse et John est un homme trapu et brutal. Il n'avait pas hésité à me tordre un bras dans le dos pour me maîtriser. J'avais eu l'impression que mon épaule se disloquait et, quand il m'avait poussée vers la banquette arrière, ma tête avait cogné contre le montant de la portière. Ensuite, c'était le trou noir…

– Bon retour parmi nous, me dit John quand je parviens enfin à me redresser.

J'ai encore la tête qui tourne mais j'arrive à m'asseoir sur la banquette.

Oh ! là, là ! Qu'est-ce qu'on est ballotté, là-dedans… Depuis combien de temps je suis évanouie ? Où m'emmène-t-il ?

Je suis à l'arrière du van et une grille me sépare du conducteur. John est au volant, il me surveille depuis le rétroviseur.

– J'espère que tu ne m'en voudras pas mais j'ai été obligé de te confisquer ton sac à main, princesse. Je ne m'intéresse pas à ton rouge à lèvres mais je ne pouvais pas te laisser ton téléphone. Je ne voudrais surtout pas que tu essaies d'appeler la police ou ton chéri.

Je suis encore trop assommée pour être vraiment paniquée, je me sens comme dans un lit de guimauve. Mais les paroles de John ne sont pas pour me rassurer.

La police ? Mais que me veut-il au juste ?

Puis, après avoir repris mes esprits, je lui demande :

– Que faites-vous, John ? Pourquoi ? Où m'emmenez-vous ?

– Je vous kidnappe, ma chère. Pour le reste, tu n'as pas besoin de le savoir.

Je me laisse retomber sur la banquette, découragée. La bosse sur ma tempe pulse douloureusement et quand j'y pose le doigt, je sens des petites croûtes de sang séché. Alors la peur recommence à me nouer le ventre. Je ne reconnais rien du paysage qui défile derrière la vitre teintée du van. On est en pleine nuit, au beau milieu de la campagne, il y a des champs à perte de vue. Je ne sais pas depuis combien de temps on a quitté la capitale, j'ignore si on se dirige vers le nord, le sud, l'est ou l'ouest. Et, plus inquiétant que tout : j'ignore ce qui m'attend au bout du voyage…

Concentre-toi, Lou. Ne te laisse pas aller à la panique. Regarde autour de toi.

Je suis mes propres conseils et j'inspecte discrètement les portières. Mais le van a été modifié, elles sont toutes verrouillées par de grosses serrures fermées à double tour. Aucun espoir de ce côté.

John s'est muré dans le silence, il conduit en fumant, vite, trop vite. Il entretient son ivresse par des gorgées régulières d'alcool et je prie pour qu'on se fasse arrêter par une patrouille de la gendarmerie. Mais je n'ai pas cette chance…

Tout à coup, une lueur d'espoir m'envahit. Je me tortille un peu pour accéder à la poche arrière de mon pantalon. Ce n'est pas facile de le faire discrètement parce que mon pull et ma tunique descendent jusqu'au bas de mes fesses mais c'est probablement ce qui va me sauver. Je surveille John du coin de l'œil, il est absorbé par sa conduite. Je glisse la main dans ma poche, priant silencieusement pour y trouver ce que je cherche… Et cette fois, je suis exaucée.

Ouf ! Mon iPhone ! Merci Alex ! John n'a pas pensé que je pourrais avoir deux téléphones.

Je le sors discrètement pour le passer en mode silencieux.

Pas question qu'il se mette à sonner au mauvais moment !

Son niveau de charge est aux trois quarts et j'en pleurerais presque de soulagement. Mais ce n'est pas le moment de faire une gaffe. Je ne peux joindre qu'Alex avec ce téléphone, il n'y a aucun autre numéro enregistré dedans, mais c'est amplement suffisant. J'hésite à lui envoyer tout de suite un texto. Mais John n'a pas cessé de me surveiller dans le rétroviseur et je ne sais toujours pas où on est. Avec un petit pincement au cœur, je remets l'iPhone dans ma poche. Je sursaute quand John me lance joyeusement :

– Alors princesse, tout va comme tu veux ? Tu es bien installée, là, derrière ?

Un peu déstabilisée par la question et par son ton amical, je lui réponds en balbutiant :

– Euh oui, merci John.

– Tant mieux, tant mieux… Je ne te veux pas de mal. Je veux seulement récupérer ce qui me revient de droit.

Mais de quoi il parle ? !

– Oh… oui, je comprends. C'est normal. Mais je ne vois pas en quoi je pourrais être concernée. Je ne vous connais même pas, John.

– Tu ne vois vraiment pas ? Comme c'est mignon ! Alors je vais te raconter une histoire. Tu aimes les histoires, petite demoiselle ?

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Informations

Titre Les désirs du milliardaire - Volume 6
Auteur
Editeur Editions Addictives
Langue FR
Date de publication 01/04/2014

Droits numériques

Ean EPUB 9791025708309
Type de protection Adobe DRM
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