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Mon milliardaire, mon mariage et moi - Volume 3

éditeur : Editions Addictives
catégorie : Littérature sentimentale > Romance contemporaine
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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2,99 €
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Résumé

Extrait

1. Un départ doux-amer

On y est presque…

Assise du bout des fesses à l’arrière de la berline, j’ai du mal à contenir mon inquiétude. Je fais tous les efforts du monde pour rationaliser la situation et me dire que Samuel est un adulte responsable et intelligent, qu’il n’aurait rien fait de stupide, et que de toute façon il n’a pas disparu depuis bien longtemps… Mais tout de même, c’est totalement impossible pour moi de rester sereine.

Personne n’arrive à le joindre depuis que son jumeau a dévoilé son existence à toute la presse à scandale. Benjamin et Diego n’ont pas plus de nouvelles, ses employés affirment qu’il n’est pas au domaine mais ses affaires et son téléphone sont chez lui… et lui a disparu. Je n’ose pas imaginer ce qu’il peut ressentir à cet instant…

J’ai réussi à joindre Seymour qui est aussitôt venu nous chercher Rachel et moi. Je suis persuadée que repasser chez lui m’apportera des indices.

– Seymour, pouvez-vous rouler plus vite, s’il vous plaît ? supplié-je le chauffeur.

– Impossible, mademoiselle, je suis déjà à la limite de la vitesse autorisée. Et si la police nous arrête, nous serons encore moins avancés.

– Laisse ce pauvre homme tranquille, Lola. Je comprends que tu sois inquiète, mais ça ne sert à rien de paniquer et de stresser tout le monde, me dit Rachel en passant un bras réconfortant autour de mes épaules.

– Tu as raison… Je suis désolée. Je sais bien qu’il est encore trop tôt pour s’affoler, mais je ne te cache pas que je me sentirai mieux quand on aura retrouvé Samuel.

– Votre patience est récompensée, mademoiselle, nous arrivons, annonce enfin Seymour.

Les larges portes du domaine surgissent devant nous, et, sur une commande du chauffeur, le gardien les ouvre en grand pour nous laisser le passage. Seymour nous dépose juste devant l’entrée de la villa, et je me hâte de sortir de la voiture. Avant d’entrer dans la maison, je me tourne vers mon amie, qui s’apprête à m’emboîter le pas.

– Rachel, je préférerais y aller seule, tu veux bien m’attendre ici ?

– Pas de problème, je comprends. Vas-y, je ne bouge pas d’ici, me répond-elle d’un ton encourageant.

Le cœur battant, je pousse la porte qui n’est pas verrouillée.

– Samuel ? Samuel tu es là ? appelé-je en grimpant quatre à quatre les marches menant à l’étage.

Un peu essoufflée, je poursuis mon avancée jusqu’à la porte de sa chambre… qui est fermée à clé. C’est une nouvelle douche froide, moi qui espérais tellement trouver Samuel ici ! Je colle mon oreille tout contre le bois pour écouter s’il y a du bruit à l’intérieur, mais la pièce demeure silencieuse.

– Samuel ? tenté-je encore, inutilement.

C’est le moment que choisit mon téléphone pour sonner. Je sursaute en voyant le nom tant espéré s’afficher sur l’écran, comme si, où qu’il puisse être, mon amoureux avait senti mon angoisse. Je décroche avec empressement.

– Lola, c’est moi, dit Samuel d’une voix blanche.

– Samuel ! Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse de t’entendre. Je suis chez toi, où es-tu ? m’empressé-je de demander.

– Tu es au courant ?

Son ton est froid, presque accusateur. Il doit se sentir tellement mal…

– Oui. J’ai lu les articles et j’ai eu ton frère au téléphone. Il culpabilise énormément et il est mort d’inquiétude pour toi. D’ailleurs je m’inquiétais aussi, est-ce que… est-ce que tu vas bien ?

– Mon imbécile de jumeau vient de me jeter en pâture à ces malades de journalistes, tout ça pour justifier ses coucheries ! Tu imagines bien que ça ne va pas du tout, non ! s’emporte-t-il.

Effectivement, la réponse à ma question était assez évidente, et je ne sais pas quoi dire pour le réconforter. J’imagine bien à quel point ça doit être terrible pour lui, lui qui a toujours vécu caché, qui a fait tout ce qui était en son pouvoir pour rester dans l’anonymat…

– Désolée. Écoute, tenté-je en essayant de trouver les mots pour essayer de le calmer, on va trouver une solution.

– Lola… C’est un peu difficile à dire mais… J’ai besoin de prendre du recul, tu comprends ? Je ne sais plus du tout où j’en suis. Ma vie tout entière vient de basculer, je dois me sortir un peu de tout ça pendant quelque temps.

– Oh… Je vois, parviens-je à articuler d’une voix éteinte.

– J’ai juste envie d’être seul.

J’ai beau être infiniment triste pour Samuel, et compatir à sa douleur de toutes mes forces, sa réaction me fait aussi violemment prendre conscience qu’il est en train de me quitter, et que tout est fini entre nous deux… Une partie de moi a envie de se battre pour le retenir, de lui dire que j’ai envie de le soutenir, que je peux l’aider à traverser ça, mais l’autre partie sait très bien que quand Samuel a pris une décision, rien au monde ne pourrait le faire changer d’avis.

– Mais je suis sûre que je peux t’aider ! l’imploré-je malgré tout. Je veux être là pour toi.

– Lola. Je me sens terriblement mal, je n’ai pas envie que tu me voies comme ça. Je suis désolé de te faire ça… Mais je n’ai pas d’autre choix. Je vais raccrocher, maintenant. Je t’… je t’embrasse.

La ligne coupe avant que je n’aie le temps de répondre quoi que ce soit. Comme je l’avais pressenti, la décision de Samuel est irrévocable, et je n’ai pas d’autre choix, malgré la peine que je ressens, que de respecter sa décision. Je reste quelques instants interdite, avant de retourner à la voiture, le cœur extrêmement lourd.

– Oh mon Dieu, Lola ! s’écrie Rachel en me voyant revenir, l’air abattue. Tu l’as vu ? Que s’est-il passé ?

– Non, je l’ai eu au téléphone. Il était très mal, Il a rompu.

Prononcer cette phrase à voix haute me fait encore plus souffrir.

– Oh… Lola, je suis vraiment désolée. Je peux faire quelque chose ? Tu veux que je te raccompagne chez toi ? propose gentiment Rachel.

– Non, je te remercie. J’ai envie d’être un peu seule en fait, murmuré-je d’une voix éteinte.

– Tu es sûre ? insiste-t-elle, l’air vraiment soucieux et triste pour moi.

– Certaine. Ça va aller, ne t’en fais pas. Il faut juste que j’encaisse la nouvelle. Seymour va te déposer, je vais marcher un peu et prendre un bus. Je te téléphone plus tard.

Rachel n’a pas l’air totalement convaincue, mais je sais qu’elle comprendra, de la même façon que je peux comprendre les raisons profondes de Samuel. Je récupère rapidement mon sac sur le siège arrière et fais un dernier signe de la main à Rachel, dont je sens le regard inquiet qui me suit à mesure que je m’éloigne.

L’air doux qui souffle entre les arbres du domaine me fait du bien. Mais le jardin, pourtant toujours aussi splendide, ne me fait pas le même effet qu’avant. Les feuilles qui roussissent le rendent plus sombre, quelques-unes commencent déjà à tomber, venant s’échouer sur le sol. Elles seront bientôt balayées par l’un des jardiniers, qui d’ici quelques heures viendront entretenir le parc comme ils le font chaque jour. Ils reviendront demain, moi non. C’est peut-être pour cela que le jardin me paraît différent : parce que moi, contrairement aux employés, je le vois pour la dernière fois…

La conversation que j'ai eue avec Samuel quand je venais de lui apprendre que je venais d'avoir une proposition chez Ladurée à Paris me revient à l'esprit. Pas une seule seconde, il ne m'a retenue, il avait l'air ravi pour moi certes… Mais pour nous ? Finalement depuis le début il sait que notre histoire ne mènera à rien. Mais j'y ai cru moi, à notre histoire ! C'est même la plus belle histoire d'amour que j'aie jamais vécue !

Je réprime un sanglot… Depuis le début tout ça était voué à l'échec… Je comprends tout maintenant, je comprends que je n'ai été qu'une passade pour lui, que cette histoire avec Ben n'est qu'une excuse de plus pour m'écarter de son chemin, me faire sortir de sa vie… et tout ça en me disant « J'ai envie d'être seul ». Pourquoi il ne me le dit pas plus franchement ? Après les sanglots et la tristesse, je ressens une violente colère.

Dans ma poche, mon téléphone vibre, m’annonçant un message de Samuel.

[Je suis désolé, je regrette de m’être emporté. J’espère que tu ne m’en veux pas.]

C'est trop tard, Samuel… Je décide de couper court à toute discussion et de ne pas répondre à son message. Alors que je passe les grilles du domaine de Samuel pour la dernière fois, je décide de ne pas me résigner et d'affronter ma vie.

Alors, je décide spontanément d’accepter la proposition d’Étienne, de saisir cette incroyable chance qu’il m’offre de faire un stage chez Ladurée, et de partir le rejoindre à Paris. Après tout, la seule chose qui me retenait aux États-Unis jusqu’à présent était Samuel. Maintenant je n’ai plus aucune raison de refuser, il me l'a bien fait comprendre… Et changer d’air me fera le plus grand bien.

Je décide de passer à l’action et de contacter Étienne sur-le-champ, faisant complètement fi du décalage horaire (Il est un peu plus de 22 heures ici, ce qui fait à peu près 7 heures du matin en France… Avec un peu de chance il sera debout.). J’ai envie de me lancer tout de suite dans ce projet, et surtout de ne pas me laisser la possibilité de revenir en arrière.

– Hmm allô ? répond une voix ensommeillée.

– Étienne ? C’est Lola !

– Frenchy bis ! Je suis en congé aujourd’hui, alors j’espère que tu as une bonne raison pour me tirer du lit.

– Si tu considères que le fait que j’accepte le stage est une bonne raison, alors oui, j’ai une bonne raison !

– Non, c’est vrai ? ! Mais c’est génial, s’exclame-t-il, soudain bien réveillé et visiblement très content de ma réponse. Pour tout te dire tu tombes à pic, car les choses se sont accélérées ici… En fait les candidatures sont déjà ouvertes, on a reçu énormément de CV. Et, petit détail qui a son importance : le stage doit commencer la semaine prochaine….

– La semaine prochaine ? ! Oh, je ne m’attendais pas à ce que ce soit si tôt !

En effet, je voulais un changement rapide, mais là n’est-ce pas un peu trop précipité ? J’aurais quand même bien aimé avoir un peu plus de temps pour m’organiser… Mais je dois décider maintenant. Suis-je assez folle pour tout plaquer comme ça, du jour au lendemain ?

– Oui, et ma décision sera irrévocable ! dis-je sans réfléchir.

– Waouh, tu n’as pas peur de te jeter à l’eau, toi ! Parfait, j’avertis mon responsable dès ce matin et le stage est pour toi. Je t’enverrai tous les papiers nécessaires dans la journée.

– Tu es le meilleur ! Je te remercie infiniment, j’ai vraiment hâte, m’enthousiasmé-je, sincèrement réjouie.

– Moi aussi ! Tu recevras tout ça cet après-midi, guette ta boîte e-mail.

– Je le ferai ! Je te dis à très bientôt, donc.

– À très vite, Frenchy bis !

Voilà, ça y est, les dés sont jetés. En un coup de fil, je viens de renverser le cours de ma vie, qui a déjà été bien bousculé ces dernières heures. Mais c’est ce qu’il y a de mieux à faire pour moi. Bon, je dois encore négocier la fin de mon contrat avec M. Lawrence, prévenir les filles, faire mes bagages, ranger ma maison, avertir papa… Tout ça en une semaine ! Un beau défi de plus à relever.

Challenge accepté !

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Informations

Titre Mon milliardaire, mon mariage et moi - Volume 3
Auteur
Editeur Editions Addictives
Langue FR
Date de publication 01/11/2014

Droits numériques

Ean EPUB 9791025717325
Type de protection Adobe DRM
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