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L'amour sous contrat : Trois histoires de milliardaires

éditeur : Editions Addictives
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

Extrait

Contrat avec un milliardaire : Volume 1

1. Une rencontre renversante

Je me sens soulevée. En un clin d’œil, me voici collée à l'homme en blanc, fermement maintenue à dix centimètres du sol, sans pouvoir faire un geste. Nos visages se frôlent.

Il est vraiment très beau ! Et ce parfum !

Tout contre lui, mon cœur affolé s'emballe. En plus du stress, un trouble tout à fait inapproprié monte en moi, tandis qu'une de ses mains descend le long de mon dos.

Si j'avais su en l'apercevant que j'allais finir dans ses bras…

Quelques minutes plus tôt…

Quand le responsable des sports du groupe Winthrope Press m'a appelée pour me demander de remplacer un journaliste malade, j'ai bien évidemment accepté. Même si le tennis (et le sport en général) n'est pas ma spécialité, en tant que nouvelle pigiste régulière, j'accepte tout ce qu'on me propose. C'est aussi une chose que j'aime dans ce métier : la découverte d'univers inconnus. De plus, travailler au sein du prestigieux magazine masculin VirGo, ce n'est pas rien ! Et voilà, à peine quelques mois après avoir obtenu mon diplôme, je suis à Roland-Garros.

Je suis à Roland-Garros avec un badge presse accroché à ma veste !

Si je n'étais pas tenue d'avoir l'air sérieux, je crois que je sauterais partout en criant de joie. Le match ne va pas tarder à se terminer et, même si pour le premier tour, l'ambiance est encore détendue, je ne suis pas la seule personne munie d'un dictaphone à espérer un commentaire original du vainqueur.

Massée avec mes collègues et concurrents dans l'espace presse, j'attends dans mon tailleur neuf que les deux espoirs du tennis mondial aient terminé leur dernier set. Tous suivent les échanges sur l'écran géant mis à notre disposition, font des commentaires ou vérifient leur matériel. Moi, je ne peux pas m'empêcher de regarder discrètement l'homme en blanc qui se tient à quelques mètres de là.

Grand, brun, d'une beauté époustouflante, il a une prestance impressionnante. Il parle au téléphone, calme et sérieux, faisant les cent pas à l'ombre, juste à l'entrée du Club des Loges. Sa chemise claire contraste avec sa peau hâlée et, même dissimulé par des lunettes de soleil, son visage reste troublant. Menton volontaire, bouche sensuelle… Ce qui m'attire surtout, c'est sa démarche assurée et son corps mince, mais indéniablement viril, mis en valeur par son pantalon élégant et parfaitement coupé.

Une clameur me sort de ma rêverie. Ça y est, le match est terminé ! Qui a gagné ? Le jeune Tchèque. Très bien. Après un coup d’œil sur l'écran, je constate que son adversaire, un Uruguayen au visage morose, prend tout son temps pour ramasser ses affaires. Je veux tenter d'approcher le vainqueur et me précipite avec tous les autres journalistes.

– Martin ! Martin !

Tout le monde l'interpelle, lui pose des questions en anglais, voire en tchèque pour certains. Je comprends pourquoi toutes mes collègues féminines portent des ballerines ou des mocassins et non des escarpins comme moi…

J'ai voulu avoir l'air pro, j'ai l'air d'être ici par erreur !

C'est une véritable bousculade ! Le jeune tennisman fonce à travers la foule des journalistes, jette une ou deux réponses en passant et tout le monde lui court après ! Je n'ose pas trop jouer des coudes et soudain, cauchemar, mon talon droit se brise net. Sous le choc, je trébuche et tente de m'agripper à la veste du journaliste qui me précède, mais celui-ci se dégage brutalement, sans même se retourner, et je m'étale de tout mon long, serrant tout de même mon dictaphone contre moi. Si je le lâche, il va se faire écraser.

– Attention, Juan Perèz arrive !

– Juan, une réaction ? !

Tétanisée, je vois la foule des journalistes faire demi-tour et se précipiter dans ma direction, sans un seul regard pour moi, les yeux rivés vers le perdant du match.

Ah ! Je vais me faire piétin...

Je me sens soulevée. En un clin d’œil, me voici collée à l'homme en blanc, fermement maintenue à dix centimètres du sol, sans pouvoir faire un geste. Nos visages se frôlent.

La horde des journalistes nous dépassent sans nous prêter aucune attention, hurlant des questions en anglais et en espagnol cette fois.

Il est vraiment très beau ! Et ce parfum…

Tout contre lui, je sens mon cœur affolé s'emballer. En plus du stress, un trouble d'une autre nature monte en moi, tandis qu'une de ses mains descend le long de mon dos. Reculant légèrement ma tête, je croise mon regard effaré dans le reflet de ses lunettes de soleil et réagis enfin.

« Reposez-moi tout de suite ! »

Sa main se pose dans le creux de mes reins tandis qu'il me repose précautionneusement sur le sol. Je pousse un cri.

« Aïe ! »

Ma cheville droite me lance atrocement.

– Vous souffrez ? Fait-il aussitôt, en me soutenant par le bras.

– J'ai un peu mal à la cheville.

– Nous allons voir ça.

Et sans me demander mon avis, il me soulève de nouveau et m'emporte vers le poste de secours.

– Attendez, je veux récupérer ma chaussure !

– Elle ne vous servira plus à rien. De toute façon, le talon est cassé.

Tout le monde nous regarde, je suis mortifiée. J'ai raté mes interviews, je n'ai plus qu'un seul escarpin et je me fais quasiment enlever par un inconnu.

– Posez-moi par terre, je dois retourner travailler !

Avec tout ce stress, ma voix est devenue criarde, j'ai dû lui perforer les tympans.

– Pas question. Vous avez peut-être une entorse, il serait imprudent de marcher, vous devez vous faire examiner d'abord.

– Je verrai ça plus tard, posez-moi à terre… s'il vous plaît, ajouté-je pour atténuer la dureté de mon ton.

– Non, me répond-il simplement, une esquisse de sourire aux lèvres.Si vous étiez une joueuse de tennis, votre entraîneur vous encouragerait à déclarer forfait pour sauver le reste de la saison…

Un médecin sportif, c'est bien ma chance ! Ce type est tout à fait charmant, mais il est en train de m'empêcher de faire mon travail, et je n'ai pas besoin de ma cheville pour faire une interview !

– Écoutez, vous me reposez tout de suite ou je crie ! Vous êtes peut-être habitué à vous occuper de sportifs, mais moi, je suis journaliste et je suis tout à fait capable d'aller travailler avec une cheville tordue !

Pour appuyer mon propos, je commence à agiter mes jambes et à me tortiller pour me dégager. D'abord, ses bras se raffermissent autour de moi, mais finalement, il se décide à me poser à terre. Quand je vois qu'il a cessé de sourire, je regrette un instant d'avoir été si rigide, mais je n'ai pas le choix, je dois absolument rapporter quelque chose à la rédaction.

– Merci.

– Vous avez tort, m'assène-t-il, l'air fermé. De plus, avec une seule chaussure, vous risquez de vous abîmer les pieds.

Mince, c'est vrai…

– Je devrais pouvoir trouver une paire de tennis, ne vous en faites pas pour moi.

Je suis assez contente de ma réponse et lui tends la main, histoire de lui signifier que je dois prendre congé. Il réprime un sourire et retire ses lunettes de soleil.

Oh mon Dieu !

Je reste sans voix, médusée. Je ne peux pas détacher mes yeux des siens… Traversés par un rayon de soleil, ils sont dorés comme du miel et j'aimerais m'y plonger tout entière. Pendant que je reste là, bouche bée devant ce regard incroyable, il me serre la main.

Ce simple contact me fait frissonner malgré la chaleur. J'espère qu'il ne se rend compte de rien, mais si j'ai les jambes flageolantes, ce n'est pas à cause de ma cheville.

– Comme vous voulez, mademoiselle. Mais j'insiste : faites examiner cette cheville. Et allez vous chercher une paire de chaussures immédiatement, ajoute-t-il, autoritaire.

Je me rends vaguement compte que ma main est toujours dans la sienne et que je devrais la retirer, mais je suis toujours sous l'emprise des yeux couleur miel. Dans un sursaut de lucidité, mon regard se détache enfin et, tandis que je cherche une sortie honorable, ma main toujours dans la sienne, j'aperçois soudain Ian Christiansen, le célèbre joueur suédois. Cette ancienne gloire du tennis a remporté la veille la finale des plus de cinquante ans du Tournoi des Légendes, en double avec un joueur français.

C'est peut-être mon unique chance de ramener quelque chose de valable à la rédaction !

La professionnelle en moi reprend le contrôle. Je m'arrache à sa main chaude et ferme, bredouille un vague remerciement et je fonce, claudiquant à toute vitesse vers le joueur de tennis, renfrogné comme à son habitude.

Effectivement, je risque de me blesser si je continue, mais il faut que je rattrape Ian Christiansen. Je sais qu'il est réputé pour refuser systématiquement les interviews, mais tant pis, je dois essayer. Du temps où il occupait la première place du tennis mondial, il donnait les conférences de presse les plus courtes du circuit et restait quasiment silencieux sur les plateaux de télé.

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Informations

Titre L'amour sous contrat : Trois histoires de milliardaires
Auteurs , ,
Editeur Editions Addictives
Langue FR
Date de publication 01/11/2014

Droits numériques

Ean EPUB 9791025717493
Type de protection Aucune
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