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Je t’aime… toi non plus - 2

éditeur : Editions Addictives
date de publication :
délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

Extrait

1. De la difficulté de faire les bons choix

Ce n’est pas que je veuille me la jouer philosophe de comptoir, mais étant donné les circonstances actuelles, j’ai bien le droit de raconter ce que je veux.

Ce que j’essaye de dire, c’est que dans la vie, on doit parfois faire face à des choix qui, selon la décision que l’on prend, peuvent avoir les pires conséquences possibles sur notre existence, comme les meilleures. C’est noir ou c’est blanc, c’est pile ou c’est face, c’est la bonne route ou c’est la mauvaise.

Parfois, la voie est évidente, toute tracée, tout nous invite à l’emprunter, et parfois, au contraire, on est dans l’obscurité, on tâtonne, on doit se fier à notre intuition et tenter un coup de poker en priant pour que la chance soit de notre côté.

Quoi qu’il en soit, on essaye toujours de prendre la décision qui nous semble la meilleure, pas vrai ? Chacun tente de faire les choix qui semblent les plus sensés, aussi difficiles et cruciaux qu’ils soient, n’est-ce pas ?

Je pense que tout le monde sera d’accord avec moi.

D’ailleurs, moi-même j’ai dû faire face à quelques décisions que je crois (modestement) avoir bien gérées, avec intelligence et maturité, ou en faisant confiance à mon instinct, qui ne m’a jusque-là jamais trompée. Comme celle d’emménager à Londres, ou encore celle d’avoir arrêté de teindre mes cheveux en roux carotte passé 18 ans, mais ça c’est une autre histoire. Par contre, franchement, ce coup-ci je me suis indiscutablement plantée en beauté…

Qu’est-ce qui a bien pu me passer par la tête au moment où j’ai accepté cette entrevue avec Edward ?! Pourtant, un rendez-vous donné par un criminel, probablement récidiviste, potentiellement meurtrier, armé jusqu’aux dents, dans un quartier paumé de l’est de Londres, connu pour être l’un des endroits les plus glauques et les plus dangereux de la ville, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille, non ? N’importe qui aurait pris ses jambes à son cou devant une « offre » pareille !

Eh bien moi non. Quand le frère de Gareth m’a proposé de le retrouver à Seven Sisters (je précise : le soir, et dans une zone industrielle quasi désaffectée), je n’ai rien trouvé de mieux à faire que d’accepter sur-le-champ. Et donc me voilà, avec mes réflexions philosophiques, la conviction que cette fois-ci j’aurais vraiment dû écouter ma raison et pas mes élans passionnés de tête brûlée.

Je pense qu’étant donné la configuration actuelle, mes chances de survie sont proches de zéro.

La nuit est déjà tombée depuis longtemps, et je suis garée au beau milieu d’entrepôts déserts, entre lesquels monte une brume angoissante qui serait du plus bel effet dans un film d’épouvante. Si effectivement on était dans un film d’horreur, je serais toute désignée pour jouer le rôle de la victime du dangereux psychopathe assoiffé de meurtre et de sang. Sauf que, la plupart du temps, la victime est une bimbo ultra-sexy qui porte des vêtements moulants. Moi non, je suis vêtue d’un simple pull bleu marine et d’un jean des plus basiques. Mais bon, je doute que ce soit suffisant pour décourager un psychopathe...

J’imagine qu’il pourrait par exemple surgir avec un couteau, me forcer à sortir de la voiture et m’ordonner de courir. Il me laisserait disons dix secondes d’avance, puis se mettrait à me pourchasser, avant de me rattraper et de me découper en petit morceaux. Ensuite, il me mettrait dans un sac poubelle, il m’enterrerait dans les bois… Et on n’entendrait plus jamais parler de moi.

Oh my God.

Je peux déjà me voir courir en hurlant et imaginer les souffrances atroces qu’il va pouvoir m’infliger, se délectant de mes cris d’agonie.

Mais ça va pas dans ma tête, ou quoi ?

La situation est déjà bien assez flippante comme ça sans qu’en plus je me fasse des frayeurs toute seule.

Il faut garder la tête froide et les idées claires, et arrêter de me faire des films… d’horreur !

Dehors, toujours rien… Aucun signe d’Edward.

20 h02 , il est en retard. De deux minutes, mais il est en retard. Et s’il ne venait pas ? J’ai cet espoir, et en même temps je l’appréhende. Je veux savoir ce qu’il a à me dire.

Oh non, il ne manquait plus que ça pour compléter le tableau…

Voilà que, par-dessus le marché, il se met à pleuvoir. Au début, seules quelques gouttes tombent, puis c’est une véritable averse qui s’abat sur ma voiture, comme si le ciel déversait sa colère sur elle. Il y a vraiment peu de choses que je déteste en Angleterre, mais s’il y en a une, c’est bien cette pluie imprévisible qui se met à tomber sans jamais crier gare. Il peut faire soleil une minute, et pleuvoir des cordes la minute d’après. Voilà qui rend ma situation encore plus effrayante. Je ne vois plus rien, et le bruit du tonnerre m’effraie. En plus, ce sera encore plus facile pour mon meurtrier d’effacer les preuves de son crime, qui seront lavées par l’eau et englouties par la boue…

Il faut vraiment que j’arrête avec ces histoires de meurtrier, je vais finir par me déclencher moi-même une attaque de panique. C’est ridicule. Allez, mieux vaut essayer de penser à quelque chose de positif. À Gareth. Je me demande d’ailleurs ce qu’il peut bien faire en ce moment.

Oh là là, s’il apprenait que je suis ici, il me ferait une de ces têtes au carré !

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Informations

Titre Je t’aime… toi non plus - 2
Auteur
Editeur Editions Addictives
Langue FR
Date de publication 01/05/2015

Droits numériques

Ean EPUB 9791025723555
Type de protection Adobe DRM
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