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Au mariage du milliardaire - Oui je le veux - Volume 3-4

éditeur : Editions Addictives
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délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

Extrait

Dans le taxi qui m’emmène dans le quartier de Soho, où réside Dan, je lis et relis la traduction du formulaire dont j’ai pris la photo. L’index fébrile, j’agrandis le cliché sur mon téléphone portable. Les mots qui s’affichent en gros caractères me semblent agressifs, venimeux.

« Le détenu Dan McKenzie, 17 ans…

Motif de condamnation : trafic de drogue.

Durée de l’emprisonnement : 5 ans »

Merde, c’est pas vrai… ça ne peut pas être vrai…

Une fois encore j’ai la tentation d’appeler Dan, mais… à supposer qu’il me réponde, comment aborder ce sujet ? Comment lui parler de ce que j’ai découvert sans avoir l’air de le soupçonner ?

Non, il vaut mieux attendre de le voir.

Ma gorge se serre. Si Christopher s’obstine à vouloir publier cette histoire, le scandale sera tel que la qualité d’artiste de Dante passera totalement au second plan. Toute la presse va se déchaîner. Je repense aux propos de Dan sur son besoin de solitude… Si un magazine le décrit comme un ancien détenu, un trafiquant de drogue, on ne le laissera plus jamais peindre en paix, il sera poursuivi sans relâche, on oubliera son art pour ne retenir que le sordide !

Je me raccroche à mon instinct : Dan ne peut pas être un ancien trafiquant de drogue. J’espère de toutes mes forces que sa version saura me rassurer… Les nerfs tendus à craquer, j’éteins soudainement mon téléphone, pour m’empêcher de regarder encore et encore l’odieux formulaire. L’idée que Dan ait pu passer cinq années dans une prison brésilienne me terrifie.

La voiture jaune s’arrête enfin devant le loft de Dan, dont la façade ressemble tant à un entrepôt désaffecté que le chauffeur de taxi se retourne, presque inquiet.

– C’est sûr que c’est ici ?

– Oui, oui, merci, lancé-je tout en réglant la course.

Je sors de la voiture comme un diable sort de sa boîte, puis me précipite vers la porte d’entrée, à laquelle je tambourine sans aucune retenue.

– Dan ! C’est moi, c’est Jane ! Ouvre ! Dan !

Mais quand la porte s’ouvre, c’est le visage fermé de Kirsten Defoe qui m’accueille. Déstabilisée, je mets quelques secondes avant de rassembler mes esprits.

– Bonjour. Il faut que je parle à Dan, vous pouvez lui dire que je suis ici ?

Sans me répondre, Kirsten me lance un regard glacial et me fait finalement signe d’entrer. Je la suis en silence jusque dans la cuisine, où Dan me voit entrer, surpris. Comme chaque fois que je le vois, mon cœur fait un bond. Les cheveux rejetés en arrière, il est vêtu d’un jean et d’un sweat-shirt gris, dont les manches relevées laissent apparaître le tatouage de son avant-bras. Sublime.

Mais ce tatouage… que signifie-t-il vraiment ?

Je n’ai pas oublié la signification de cette phrase en italien : « Il n’est pas de douleur plus grande que de se souvenir des jours de bonheur dans la misère. » Je réalise que si Dan a réellement passé cinq ans en prison, ce tatouage pourrait signifier à quel point son emprisonnement a été terrible… Je sens mon visage se décomposer.

– Jane ? Que se passe-t-il ? demande-t-il, comprenant aussitôt que quelque chose ne va pas.

– Il faudrait que je te parle… seul à seule, déclaré-je, un peu gênée.

Je ne me vois pas expliquer ce qui m’amène devant Kirsten, qui me fusille du regard comme si j’avais commis l’impardonnable.

D’un simple regard, Dan congédie Kirsten, qui gagne l’immense cuisine et referme la porte derrière elle, droite et digne.

Dan fronce les sourcils en me voyant hésiter à prendre la parole. Je prends mon courage à deux mains, inspire un grand coup et sors mon téléphone portable pour le rallumer.

– Je suis désolée de débarquer comme ça, mais c’est important. Tu te rappelles Christopher ? commencé-je, sans trop savoir où va me mener cette introduction.

– Le type qui a volé le dessin que je t’avais offert pour le faire publier, répond aussitôt Dan, visiblement intrigué, mais calme.

– Oui. J’ai trouvé ça sur son bureau.

Sans en dire plus, je rallume mon portable, cherche la photo du formulaire et le lui tends. Dan s’en saisit et, alors qu’il découvre ce dont je parle, je peux voir ses mâchoires se serrer, son regard durcir et tout son corps se tendre. Il me rend mon téléphone sans un mot. Ses yeux sombres semblent lancer des éclairs tandis qu’il évite mon regard. J’ai l’impression de regarder un fauve acculé.

– Dan… tu peux m’expliquer ? fais-je timidement.

Son silence m’effraie, je ne sais plus quoi penser.

Il faut qu’il me parle !

– Dan, insisté-je, je suis venue te prévenir. Il va essayer d’en faire un article, il faut que tu agisses avant la parution. Pour le moment, c’est encore possible, mais…

Soudain, Dan se détourne de moi et balaie brutalement une lampe, probablement hors de prix, d’un geste rageur. L’objet se brise sur le sol.

– Mais ça n’en finira donc jamais ? ! hurle-t-il.

Je sursaute, tétanisée de le voir dans cet état, mais je ne recule pas. L’air semble vibrer autour de lui, tant il est tendu… Cependant ce que je lis sur son visage n’est pas une simple colère : c’est la rage impuissante d’un homme à qui l’on a tendu un piège.

Décidée à tirer les choses au clair, je ne le quitte pas des yeux, affichant un sang-froid que je suis loin de ressentir !

Parle-moi, je t’en prie, parle-moi…

Après un long moment, Dan se passe la main dans les cheveux et tourne enfin son regard vers moi. La souffrance que je lis alors dans ses yeux me bouleverse.

Mais qu’a-t-il dû traverser ?

– C’est vrai, j’ai bien fait de la prison, au Brésil.

Il me semble que je viens de recevoir un coup de poing au creux de l’estomac. J’avale ma salive avec difficulté, les battements de mon cœur résonnent si fort que j’en ai mal aux tympans.

– Je n’ai jamais trafiqué quoi que ce soit, poursuit-il, son regard soutenant le mien.

J’ai envie de le croire, mais je ne sais plus quelle attitude adopter, étourdie par le choc de ce qu’il est en train de me dire.

– J’étais jeune et je suis devenu ami avec un jeune Brésilien des favelas, Hélio. Il me faisait visiter des endroits inaccessibles aux touristes, je m’assurais qu’il mange chaque jour à sa faim, m’explique Dan, un pauvre sourire aux lèvres. Malheureusement, Hélio ne me considérait pas vraiment comme un ami….

– Que s’est-il passé ?

Dan s’assoit sur un sofa, les épaules voûtées. Lentement, je prends place en face de lui, jambes croisées, attentive.

– Un jour, des policiers nous ont suivis, lui et moi. Hélio a pris la fuite dès qu’il a aperçu les uniformes, mais moi, comme je n’avais rien à me reprocher, je ne me suis pas méfié.

Il secoue la tête et lâche un rire amer.

– Les policiers ont trouvé une certaine quantité de drogue dans mon sac à dos… J’ai compris pourquoi Hélio était tellement enthousiaste à l’idée de me faire visiter tout Rio de Janeiro : je lui servais de mule pour son trafic.

– Il se servait de toi pour son trafic…

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Informations

Titre Au mariage du milliardaire - Oui je le veux - Volume 3-4
Auteur
Editeur Editions Addictives
Langue FR
Date de publication 10/07/2015

Droits numériques

Ean EPUB 9791025726464
Type de protection Adobe DRM
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