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Dirty Player - Volume 4

éditeur : Editions Addictives
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délai de livraison : Immédiat (à partir de la date de publication)

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Résumé

Extrait

Je m’assois sur le canapé de mon atelier, encore sonnée par mon récent enlèvement et la bosse qui domine mon front, mais surtout par les mots de Noah. C’est un Rollins…

Le docteur Law, Noah Law, l’illustre chirurgien esthétique, est un Rollins !

Rollins… L’Arts Company, Alfred Rollins, l’homme qui a créé de toutes pièces la plus belle et la plus grande compagnie d’art à travers les États-Unis, voire le monde.

Noah est son petit-fils ?! Comme Ian Rollins ?

– J’ai changé de nom, pour ne plus rien avoir à faire avec cette famille qui n’était plus la mienne, souffle Noah, les yeux toujours rivés sur le magazine.

Je sens de la douleur dans sa voix. De la colère aussi.

Contre quoi ? Contre qui ?

– Tu es un Rollins, répété-je, incapable d’en dire davantage.

Noah se tourne enfin vers moi et plonge son regard dans le mien. Et quel regard ! Intense, profond. Mon beau milliardaire m’a avoué ses sentiments, mais a toujours gardé pour lui son histoire personnelle. J’ai senti sa part d’ombre, et Luke, son meilleur ami, l’a évoquée devant moi. L’atmosphère de mon atelier vient de changer, et sans y faire réellement attention, je suspends ma respiration. Le temps des révélations est venu. Je le sais, Noah aussi. Ses yeux parlent pour lui. Pour la première fois, leur bleu est limpide, un voile s’est levé.

– Je t’ai toujours parlé très brièvement de ma famille, commence-t-il, la voix sourde. Mais en réalité, c’est un peu complexe.

Noah s’arrête et me rejoint sur le canapé. Le regard fixé devant lui, visiblement plongé dans son passé, mon beau milliardaire s’ouvre enfin :

– Mes parents ont divorcé alors que je n’avais que 5 ans. Très vite, m’ont père s’est remarié avec une autre femme et ma mère est partie vivre très loin de moi. Ma belle-mère m’a jeté littéralement hors de chez moi, poussant petit à petit mon père à me placer en pension, très jeune. Je n’étais même plus invité aux fêtes de famille. Mes grands-parents ont pris le relais. Alfred, le célèbre Alfred Rollins, a toujours pesté contre la conduite de mon père et de sa nouvelle femme. Je sais qu’il y avait des tensions entre mon père et lui. Un jour, mon grand-père est rentré à la maison, il m’a regardé et m’a dit : « Je préférerais que tu sois un Law plutôt qu’un Rollins. » Je n’ai pas compris tout de suite. Law était le nom de jeune fille de ma grand-mère, et c'était une perle. Mon aïeul est mort d’une crise cardiaque quand j'avais 12 ans. Ma grand-mère s'est occupée de moi comme une mère. Mais les personnes que l'on aime sont toujours les premières à partir. J'avais 19 ans quand elle s'est éteinte. Je me suis alors retrouvé seul… Et mon père est mort deux ans plus tard. Je n’ai rien reçu de lui en héritage, son autre fils a tout eu. J’ai vu ça comme un signe. Et j’ai fait comme mon grand-père m’avait soufflé à l'époque : je n’avais plus de lien avec cette famille Rollins, je me sentais d’ailleurs davantage un Law, j'avais grandi aux côtés de la meilleure grand-mère au monde. J’ai changé de nom pour me défaire complètement de ce passé familial sordide.

Je n’ai pas quitté Noah des yeux pendant son discours. J’ai vu son regard se troubler à l’évocation de son grand-père. J’éprouve immédiatement un élan d’affection envers lui, qui ne ressemble pas à de la pitié mais à de l'amour. Je comprends mieux maintenant pourquoi il a tellement de mal à accorder sa confiance. Ses parents l’ont abandonné, chacun à leur façon, le laissant grandir seul…

– Ton histoire est triste, soufflé-je en posant ma main sur la sienne.

Aussitôt, Noah se redresse et retrouve sa force habituelle, son aura naturelle.

– Malgré tout, je n’ai manqué de rien et surtout pas d’affection. Mes grands-parents se sont occupés de moi, j’étais toujours le bienvenu chez eux. Tu aurais adoré ma grand-mère, me glisse-t-il avec beaucoup de douceur dans la voix. Mon demi-frère, l’enfant que mon père a eu avec cette… femme, n’a pas eu cette chance. Ma belle-mère a tout fait pour le tenir éloigné de mes grands-parents. Il n’a pas pu les connaître comme moi, je le regrette, pour lui et pour eux. Ils avaient tellement envie de connaître leur second petit-fils. Ma belle-mère a empoisonné toutes ces relations familiales…

Sur ces derniers mots, je le sens se crisper, son poing se serre sous ma main. Je ne sais pas quoi répondre et me mets à détester à mon tour cette belle-mère ignoble qui a éloigné sciemment un père de son fils.

Moi qui ai toujours été si proche de mes parents, je ne comprends même pas comment un père peut laisser faire ça !

– Ton père n’a jamais cherché à tenir tête à ta belle-mère ? À garder contact avec toi ? Tu étais son fils ! lui demandé-je, écœurée.

– Non, me répond Noah d’une voix glaciale. Dès que la compagnie de mon grand-père a prospéré, mon père n’en a plus eu que pour l’argent. Plus rien ne comptait à ses yeux.

– Et ta mère ? Pourquoi est-ce que tu n’es pas parti avec elle, alors ?

Noah hausse les épaules.

– Ma mère a décidé de partir à l’autre bout du monde. Elle n’a pas cherché à m’avoir auprès d’elle non plus. Après tout ce que lui avait fait subir mon père… C’était sans doute mieux comme ça, pour elle. Avec l’argent du divorce, elle a pu se refaire une nouvelle vie, tout recommencer, m’explique patiemment Noah, sans une once d’émotion dans la voix.

Comment une mère peut-elle laisser son propre enfant ? Est-ce que l’argent pourrit tout à ce point ?

Mon beau milliardaire semble moins affecté à l’évocation de sa mère qu’à celle de ses grands-parents. Ils devaient être les seuls à vraiment compter pour lui, les seuls à s’être occupés de lui d’ailleurs…

Tout ça est si étrange… Pourquoi le pousser à changer de nom ?

Perdue dans mes pensées, je ne vois pas Noah reprendre le magazine et relire l’article sur l’Arts Company.

– Je suis étonné de voir qu’ils s’installent ici, à Miami. La compagnie a toujours été basée à New York, je ne comprends pas ce changement, murmure Noah, perplexe.

D’un coup, tout s’éclaire dans ma tête.

– Je comprends mieux pourquoi tu montres une vraie sensibilité à la peinture. Tu as grandi dans cet univers toi aussi ! m’exclamé-je. Avec Alfred Rollins comme grand-père…

Noah esquisse un léger sourire.

– Alfred était un passionné d’art. Il était si fier de sa compagnie, de tel ou tel artiste… Avec ma grand-mère, nous l’écoutions toujours avec plaisir. Nous allions à des expositions ensemble. Je pense qu’il aurait aimé que je reprenne l’Arts Company, mais quand les choses ont commencé à mal tourner avec mon père, je crois qu’il a surtout cherché à m’en éloigner. Ce que j’ai fait en optant pour la médecine, un monde radicalement différent.

Noah rayonne quand il parle de son grand-père. Cet homme a énormément compté pour lui, je ressens l’amour qu’il lui porte toujours dans sa voix. Je connais Alfred Rollins pour son œuvre, son travail pour l’art et pour la création de cette prestigieuse compagnie pour laquelle je travaille aujourd’hui. Et soudain, je frissonne.

Je travaille pour cette compagnie !

– Je ne sais pas ce que Ian compte faire ici, à Miami, avec la compagnie, continue Noah, la voix grave. J’espère au moins qu’il respecte l’héritage de notre grand-père, même s’il l’a très peu connu.

Ian… Ian Rollins… C'est donc ça ! Ian serait ce demi-frère dont Noah parle ?

– Ian Rollins… Il est quoi pour toi ? lui demandé-je, pour en avoir le cœur net.

– C’est lui, mon demi-frère. Il y a une éternité que je ne l’ai pas vu. Je pensais m’être éloigné d’eux en m’installant ici. Voilà le clan Rollins de retour ! Cette nouvelle ne m’enchante pas, s’agace Noah.

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Informations

Titre Dirty Player - Volume 4
Auteur
Editeur Editions Addictives
Langue FR
Date de publication 21/02/2017

Droits numériques

Ean EPUB 9791025735299
Type de protection Adobe DRM
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